Monde

Amnesty International inquiète du sort d’El Chapo en prison

Des conditions de détention « inutilement dures »

Amnesty International a demandé à avoir un entretien avec El Chapo, le narcotrafiquant mexicain. L’organisation s’inquiète des conditions de détentions qu’elle juge « inutilement dures ».

Amnesty International, qui défend les Droits de l’Homme, a fait une demande pour pouvoir s’entretenir avec le célèbre narcotrafiquant mexicain, Joaquin Guzman, plus connu sous le nom d’El Chapo.

En effet, l’ONG s’inquiète des conditions de détention, qu’elle juge « inutilement dures ».

Le trafiquant de 59 ans avait été extradé vers les États-Unis en janvier dernier. Il lui est notamment reproché d’avoir été à la tête du puissant cartel de Sinaloa.

Il s’agit de la plus puissante organisation du Mexique. Elle a acheminé aux États-Unis plusieurs milliers de tonnes de drogue colombienne, sur une période de près de 25 ans. Et a généré plusieurs milliards de dollars.

Ainsi, il est emprisonné depuis son arrivée sur le sol américain dans l’une des prisons plus sécurisées des États-Unis au Metropolitan Correctional Center à Manhattan.

Or, ses avocats avaient déjà alerté le juge chargé de l’affaire des conditions dans lesquelles l’ex-parrain de la drogue vivait.

Ils avaient notamment mis en exergue que leur client était placé à l’isolement 23 heures sur 24 heures en semaine. Il l’est en continu le week-end. De plus, tout contact avec sa femme lui était refusé.

Pourtant, les services du procureur fédéral de Brooklyn avaient rapidement balayé les doutes. En effet, ils avaient considéré que les mesures étaient appropriées pour un détenu qui s’est échappé deux fois de prison au Mexique.

De plus, ils avaient cité l’un des avocats mexicains d’El Chapo qui avait déclaré publiquement que le traitement carcéral était « bien meilleur » aux Etats-Unis.

Des problèmes de santé signalés

Ainsi, dans sa lettre au procureur, datée de mardi 28 mars, Amnesty International a indiqué comprendre les mesures de sécurité prises par les autorités.

Néanmoins, elle a estimé que les conditions de détentions semblaient :

Inutilement dures et contrevenir aux normes internationales pour le traitement humain des prisonniers.

Le directeur adjoint de la recherche d’Amnesty États-Unis, Justin Mazzola, a également évoqué des problèmes respiratoires et des maux de gorge. Il a déploré que le détenu ne soit jamais exposé à la lumière naturelle.

Par conséquent, l’ONG souhaite effectuer une visite sur son lieu de détention, pour observer ses conditions d’emprisonnement.

Amnesty International souhaite aussi s’entretenir avec le prisonnier.

Publié le samedi 1 avril 2017 à 10:40, modifications samedi 1 avril 2017 à 11:21

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