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Amérique Latine : Des juments sont avortés sans anesthésie pour leur sang

Un nouveau cas de maltraitance animale vient d’être dénoncé par des associations suisses et allemandes. Cette fois, ce sont les juments qui sont victimes de pratiques extrêmement cruelles.

Ce sont deux ONG suisses et allemandes, Tierschutzbund Zürich (TSB) et Animal Welfare Foundation (AWF), qui sont sorties du silence pour dénoncer des pratiques extrêmement cruelles qui sont faites sur des juments. Ces associations de défense des animaux ont mené une enquête sur la viande de cheval. Elles parlent alors de « fermes à sang ».

Une terrible découverte

Les faits se déroulent en Amérique latine. Plus précisément en Argentine et en Uruguay. Dans des fermes, des juments sont engrossées plusieurs fois par an. Puis avortées, sans anesthésie. Elles ne bénéficient d’aucun soin après ces avortements.  Il faut savoir qu’une grossesse dure dix mois chez une jument, et donc qu’en théorie, elle ne peut être enceinte qu’une fois par an. Dans ces « fermes à sang », les juments sont enceintes environ 4 fois dans l’année…

Pourquoi de telles pratiques ? Pendant qu’elles sont enceintes, les juments sont vidées de leur sang pendant deux mois. Un dispositif est introduit dans leur veine jugulaire pour récupérer jusqu’à 10 litres de sang par semaines. Puis, elles sont avortées sans anesthésie. On crève la poche des eaux à la main et on retire l’embryon… Et quelques semaines plus tard, elles sont à nouveau fécondées. Et le processus recommence.

Au bout de 4 ans en moyenne, les juments qui ne sont pas décédées des suites de ces pratiques, sont envoyées à l’abattoir. Elles alimentent alors le commerce de la viande chevaline, que l’on retrouve en France.

Pourquoi mutiler les juments ?

L’objectif de ces « fermes à sang » est de récupérer l’hormone que l’on retrouve dans le sang des juments en gestation. Il s’agit de la gonadotrophine chorionique équine (eCG). Elle n’est présente que durant une période déterminée de la grossesse de l’animal, et c’est pour cette raison qu’on avorte l’animal au bout de deux mois de gestation. Il faut savoir que cette substance est vendue à l’industrie pharmaceutique et à des éleveurs européens. En effet, elle permet de déclencher les chaleurs des femelles et de programmer les naissances. Cette hormone est ainsi très utilisée par les éleveurs de vaches, de porcs, de chèvres et de moutons notamment. Y compris en France…

Des pratiques dénoncées

Les ONG ont enquêté pendant deux années et ont visité cinq « fermes à sang » en Amérique Latine. Elles dénoncent ouvertement ces pratiques. Sur la vidéo, on découvre en effet des animaux torturés, malades, amaigris… qui ont parfois du mal à se mouvoir et qui semblent terrorisés.

On découvre même des cadavres gisant sur le sol… Les images sont extrêmement choquantes.

Publié le mardi 10 octobre 2017 à 9:50, modifications mardi 10 octobre 2017 à 9:50

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