Actualité

L’Union européenne ouvre les négociations pour faire entrer l’Albanie et la Macédoine parmi les 28 membres

La Commission européenne a proposé aux États membres de l’Union européenne d’ouvrir les négociations pour une adhésion de l’Albanie et de l’ancienne république yougoslave de Macédoine. A l’inverse, la Turquie semble s’en éloigner de plus en plus.

Les pays membres de l’Union européenne vont-ils bientôt passer de 28 (27 lorsque le Brexit sera effectif) à 29 ? Il semble que ce projet se concrétise. En effet, la Commission européenne a proposé ce mardi 17 avril aux Etat membres de l’Union européenne d’ouvrir les négociations pour une adhésion de l’Albanie et de la Macédoine.

La Commission européenne propose que le Conseil représentant les Etats membres décide d’ouvrir les négociations d’adhésion avec l’Albanie et l’ancienne république yougoslave de Macédoine.

A ainsi déclaré Federica Mogherini, la représentante de la diplomatie européenne, au cours d’une conférence de presse à Strasbourg où le Parlement européen se réunissait en session plénière.

Des progrès réalisés

La décision se fonde sur une évaluation de progrès réalisés par ces deux pays sur les recommandations faites en 2016. Et un examen des mesures mises en œuvre par Tirana et Skopje.

A-t-elle expliqué.

En effet, cette décision est « un message d’encouragement à ces pays de poursuivre les réformes ».

Il reviendra aux 28 États membres de l’UE d’évaluer les progrès réalisés et de prendre une décision.

Toutefois, plus tôt ce mardi, Emmanuel Macron, lors de son discours devant le Parlement européen, a fait part de ses réserves quant à un possible nouvel élargissement de l’Union Européenne vers l’Est. En effet, le président de la République a annoncé qu’il ne « défendrait un prochain élargissement que lorsqu’il y aura un approfondissement et une amélioration de notre Europe ».

Par ailleurs, la perspective d’accueillir des nouveaux Etats n’a pas fait l’unanimité.

Il y a encore des réticences dans les États membres à accepter de nouveaux membres.

A commenté le commissaire autrichien Johannes Hahn, responsable de la politique d’intégration européenne.

Dans mon pays, l’Autriche, la majorité de la population est contre. Nous devons expliquer les avantages de l’élargissement et de l’intégration des pays des Balkans occidentaux.

A-t-il expliqué.

La relation complexe de la Turquie et de l’Union européenne

L’Albanie et la Macédoine ne sont pas les seuls à vouloir faire partie de l’Union européenne. En effet, des pourparlers d’adhésion avec la Serbie ont été entamés début 2014. Ainsi qu’avec le Monténégro en 2012.

Pourtant, un pays postule depuis près de 30 ans pour adhérer à l’Union européenne. Ainsi, candidate depuis 1987, la Turquie entretient une relation complexe avec l’Union européenne.

L’adhésion pleine à l’UE reste notre objectif stratégique.

Avait réitéré Recep Tayyip Erdogan, fin mars.

Pourtant, le dossier bloque toujours.

Ankara continue de s’éloigner à grands pas de l’Union européenne. En particulier dans les domaines de l’État de droit et des droits fondamentaux. La Commission a invité à plusieurs reprises la Turquie à inverser en priorité cette tendance négative.

A justifié Johannes Hahn.

Dans son rapport annuel sur les négociations d’adhésion, l’Union européenne réclame notamment la levée immédiate de l’état d’urgence. Celle-ci est en vigueur dans le pays depuis le putsch manqué de juillet 2016. Toutefois, dans le même temps, le Conseil turc de sécurité national vient de se prononcer en faveur de sa prolongation pour trois mois.

Publié le mercredi 18 avril 2018 à 11:09, modifications mercredi 18 avril 2018 à 10:46

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !