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L’énorme dette que l’Arabie Saoudite doit aux hôpitaux parisiens

Le roi d’Arabie Saoudite a quitté la France lundi 3 août 2015. Après la privatisation très controversée d’une plage proche de la villa occupée par le monarque et sa famille pendant ses vacances, une autre polémique est née lors du départ de celui-ci. Elle met en cause la somme très élevée que le pays de la péninsule arabique doit aux hôpitaux de Paris. Explications.

Comment peut-on en arriver à devoir 3,7 millions d’Euros à un organisme de santé publique ? Pour avoir la réponse, il suffit juste de demander à l’Arabie Saoudite. Bien que le roi saoudien, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, soit venu passer quelques jours de vacances sur la Côte-d’Azur, il n’en a pas pour autant profité pour éponger les dettes que son pays a contracté auprès des établissements de santé de la ville de Paris. Et pour cause, l’Arabie Saoudite est confrontée à un impayé de près de 4 millions d’Euros auprès de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Ce montant a été confirmé par l’AP-HP au Parisien. La dette comprend tout le pays soit aussi bien les particuliers que les organismes et les dépenses de l’ambassade d’Arabie Saoudite en France, se situant dans la capitale.

Cependant, le pays de la péninsule arabique n’est pas le seul à qui l’on doit jeter la pierre. Il est en effet loin d’être le seul à ne pas payer ses factures auprès des hôpitaux. Salmane ben Abdelaziz Al Saoud n’est que l’incarnation de ce problème plus profond qui touche le système de santé parisien. Depuis des années, la France est confrontée à un tourisme de type médical. De riches patients de certains pays asiatiques, de pays d’Amérique (Nord et Sud confondus) mais aussi à l’image du roi d’Arabie Saoudite en provenance du Moyen-Orient, viennent passer des vacances en France et en profitent pour bénéficier des meilleurs soins (le professionnalisme et la qualité des soins en France étant reconnus mondialement).

Depuis 2012, ces patients venus de l’étranger paient plus cher que les habitants de l’Hexagone. 30% de plus, pour la même prise en charge. La France est donc censée y trouver son compte. Mais bon nombre de patients n’honorent pas leur dette ; ce qui rend donc la démarche pas toujours bénéfique.

Parmi les plus mauvais payeurs, on retrouve l’Algérie qui doit 31,6 millions d’Euros, le Maroc (11 millions), les Etats-Unis (5,7 millions) ou encore la Belgique (4,9 millions).

Publié le mercredi 5 août 2015 à 16:29, modifications mercredi 5 août 2015 à 16:29

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