Justice

Vincent Debraize, l’agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, jugé à Paris

En juin, en pleine campagne pour les législatives, Nathalie Kosciusko-Morizet avait été hospitalisée après une altercation avec Vincent Debraize sur un marché parisien.

Alors en pleine campagne pour les élections législatives le 15 juin dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet aurait été agressée par Vincent Debraize.

En effet, ce soutien d’Henri Guaino est accusé d’avoir violemment bousculé Nathalie Kosciusko-Morizet alors qu’elle distribuait des tracts sur un marché de la place Maubert. Les faits se sont déroulés dans le 5e arrondissement.

Après s’être enfui dans le métro, l’agresseur présumé, se sachant recherché, a téléphoné de lui-même à la police judiciaire.

Ainsi, le maire de Champignolles, dans l’Eure, comparaissait, mardi 12 juillet, devant la justice « pour des faits de violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service public ».

Les faits sont graves. Le prévenu, Vincent Debraize, s’est attaqué à une élue et, derrière cette agression, il y a la question de la démocratie. Lorsqu’un citoyen n’est pas content d’un élu, la seule sanction possible est de ne pas voter pour lui, pas de l’agresser.

A dénoncé le procureur dans ses réquisitions.

Vincent Debraize nie toujours

Cependant, face à la 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Vincent Debraize, a réfuté avec conviction avoir touché la députée Les Républicains. Pourtant victime d’une chute et d’un traumatisme crânien.

En effet, selon L’Obs, le maire de la petite commune de Normandie a nié avoir porté un coup à l’élue, en direction de son visage, ou à son thorax.

Des affirmations démenties par NKM, une partie de son équipe et deux journalistes présents sur les lieux :

J’ai pris les tracts et je les ai jetés à ses pieds. Elle a commencé à reculer en me regardant droit dans les yeux. Elle était déjà assez loin. Et là je l’ai vu tomber

Les deux avocats de Vincent Debraize ont plaidé la relaxe de leur client. Ils ont estimé « contestables » les faits reprochés à leur client.

Ils ont également contesté le bien-fondé de la qualification correctionnelle retenue. Jugeant que l’altercation portait sur la candidature de NKM aux législatives et non ses fonctions de députée et de conseillère de Paris.

Par conséquent, si les faits devaient être retenus, ils ne seraient passibles que d’une simple contravention de 5ème catégorie, a fait valoir l’un des avocats.

« Soudain, il m’a giflé »

Présente à l’audience, Nathalie Kosciusko-Morizet a raconté au tribunal son souvenir de l’altercation.

Un homme est arrivé vers 10H00, très agressif. Les personnes qui m’accompagnaient ont proposé de l’écarter. Mais comme il m’avait dit être maire, j’ai voulu aller au bout de la discussion.

L’expression « bobo de merde » aurait effectivement été prononcée par l’individu qui l’a revendiquée comme venant du polémiste Éric Zemmour.

Soudain, il m’a arraché mes tracts des mains et m’a giflée avec. Quasiment en même temps, il m’a donné un coup et je suis tombée en arrière. Après, je ne me souviens plus de rien. Ce n’était pas un différend, il n’y a pas eu d’échanges d’arguments. Il m’a agressé.

A détaillé NKM.

Ainsi, le parquet de Paris a réclamé une peine de quatre mois de prison avec sursis et 1500 euros d’amende, pour ces  « faits graves » en lien avec « un problème de la démocratie ».

Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 7 septembre prochain.

De plus, dans l’attente, il a relevé le prévenu de son contrôle judiciaire qui l’interdisait notamment d’entrer en contact avec NKM.

Publié le mercredi 12 juillet 2017 à 9:33, modifications mercredi 12 juillet 2017 à 7:58

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