Justice

Une clinique jugée pour homicide involontaire sur un enfant de 4 ans

 Une clinique comparait devant la justice pour homicide involontaire sur Audric, un enfant de 4 ans. Le petit garçon est mort le lendemain de son opération des amygdales.

La clinique La Pergola de Vichy, dans l’Allier, a comparu le jeudi 4 octobre 2018 devant le tribunal correctionnel de Cusset. Cet établissement est poursuivi pour homicide involontaire sur la personne d’Audric, un petit garçon de 4 ans. Ce jeune garçon est décédé le jeudi 25 octobre 2012 alors qu’il venait de se faire opérer les amygdales la veille.

L’établissement est l’unique prévenu dans l’affaire

La clinique conteste tout manquement lors de l’opération. Toutefois, l’avocat des parents d’Audric lui reproche d’avoir laissé sortir le petit garçon trop tôt. D’autant plus que le médecin qui a soigné l’enfant ne l’a pas équipé de brassards tensionnels destinés aux enfants.

Dans cette affaire, les parents poursuivent la clinique en tant que personne morale et unique prévenue. Le chirurgien ayant opéré l’enfant a décédé en juillet 2015, six mois après sa mise en examen. De plus, Audric était en parfaite santé avant son opération. Par la suite, l’enquête a révélé que le petit garçon a succombé à une hémorragie cataclysmique au niveau des amygdales.

La clinique a manqué de diligence dans le traitement du patient

Les juges d’instruction ont indiqué qu’ « il existait des complications postopératoires réelles, pouvant correspondre au risque hémorragique largement connu de la communauté médicale. Ce risque exigeait une surveillance toute particulière du patient Audric. »

Ils ont ajouté que « l’absence de vérification artérielle a occulté toute possibilité de découvrir une éventuelle anomalie qui dans cette hypothèse aurait retardé la sortie de l’enfant. »

Me Gilles-Jean Portejoie qui représente les parents d’Audric a déclaré que la clinique a signé l’arrêt de mort du petit garçon en le laissant sortir dans ces circonstances. Toutefois, l’avocat n’a pas lâché l’affaire. Il a pris les dispositions nécessaires pour qu’un procès ait lieu malgré les réquisitions de non-lieu prises par le procureur.

Publié le samedi 6 octobre 2018 à 9:03, modifications samedi 6 octobre 2018 à 0:29

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