Justice

Salah Abdeslam : ses conditions de détention améliorées après la dégradation de sa santé mentale

STORY - Episode 6/21

Cet article fait partie d'une "story" (une story est un ensemble d'articles relatifs à un sujet précis suivi par nos journalistes)

Naviger dans la "Story"

<< Episode précédentEpisode suivant >>

Des conditions de détention sujettes au débat

Salah Abdeslam, le seul membre encore vivant du commando du 13 novembre 2015, est depuis le 27 avril 2016 incarcéré à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Seul détenu en France à faire l’objet d’une vidéosurveillance 24 heures sur 24 dans sa cellule, sa détention a tout de même créé de nombreuses polémiques. En effet, beaucoup disaient que le prisonnier jouissait de traitements de faveur. À l’époque déjà, Thierry Solère, député des Hauts de Seine avait envoyé une lettre au Garde des Sceaux, Monsieur Jean-Jacques Urvoas, lui informant son grand étonnement quant au fait que le terroriste avait un accès exclusif à une cellule transformée en salle de sport.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France, s’était lui aussi offusqué :

La prison de Fleury-Mérogis semble donc avoir été transformée en club de vacances pour celui qui a déclaré la guerre à la France

Pour se défendre, Jean-Jacques Urvoas, rappelle que Salah Abdeslam est en isolement, et qu’il lui est par conséquent impossible de communiquer avec les autres prisonniers. C’est parce qu’il est en isolement qu’il lui est interdit d’accéder à la salle de sport commune de l’établissement. C’est pourquoi, une cellule transformée en salle de sport a été mise à sa disposition.

Paranoïa et irritabilité

Détenu à Fleury-Mérogis depuis un an et demi, le détenu “a montré des signes alarmants de dégradation de sa santé mentale”. Le Parisien énumère : prostration, paranoïa, irritabilité. Ces signaux ont conduit les juges à alléger ses conditions de détention. En effet, craignant un suicide avant son procès, l’administration pénitentiaire a allégé certaines conditions de sa détention. Pour les autorités, le détenu ne semble pas simuler.

La vitre de séparation qui équipait son parloir a été retirée pour permettre à Salah Abdeslam d’être en contact avec ses proches. Seule sa famille proche peut venir le voir, notamment sa mère. Salah Abdeslam sera systématiquement fouillé avant son retour en cellule. Sur le toit, un espace de promenade a également été aménagé. Il peut s’y rendre une heure le matin et une heure l’après-midi. Il peut aussi faire la prière en cellule avec, à sa disposition, un tapis de prière et un exemplaire du Coran. Enfin, le plexiglas qui obstrue la fenêtre de sa cellule sera démonté. Ainsi, Abdeslam pourra voir le monde extérieur et pas seulement la lumière du jour.

Ses autres conditions de détention, draconiennes, restent inchangées

Insiste l’administration pénitentiaire auprès du quotidien. Effectivement, le terroriste restera comme habituellement surveillé par huit personnes et il lui sera toujours impossible de communiquer avec les autres détenus.

Depuis son arrestation, le jeune marocain n’a fourni aucune explication sur les motifs des attaques commises à Paris ou à Bruxelles. Fin 2016, selon ses avocats d’alors, “les conditions de détention de leur ancien client expliquaient son silence face aux juges.”

Publié le vendredi 15 septembre 2017 à 11:51, modifications vendredi 15 septembre 2017 à 15:25

Naviger dans la "Story"

<< Episode précédentEpisode suivant >>

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !