Justice

Meurtre de Kim Wall sur le Nautilus : Peter Madsen condamné à la prison à vie

Peter Madsen a été reconnu coupable du meurtre avec préméditation de la journaliste suédoise Kim Wall.

STORY - Episode 18/19

Cet article fait partie d'une "story" (une story est un ensemble d'articles relatifs à un sujet précis suivi par nos journalistes)

Naviger dans la "Story"

<< Episode précédentEpisode suivant >>

Peter Madsen a été condamné mercredi 25 avril à la prison à vie pour l’assassinat, précédé de sévices sexuels, de Kim Wall sur le sous-marin Nautilus en août 2017, près de Copenhague. C’est la peine qu’avait requise le procureur, au terme de onze jours d’audience qui ont levé le voile sur la « dangerosité » de l’accusé. L’homme étant notamment amateur de vidéos de femmes égorgées ou décapitées.

Ainsi, l’inventeur danois, a été reconnu coupable par un jury du tribunal de Copenhague du meurtre avec préméditation de la journaliste de 30 ans. Il a été admis qu’il lui avait infligé des mutilations sexuelles. Puis, l’avait démembré et décapité son cadavre avant de le disperser en mer.

L’homme de 47 ans, qui plaidait la thèse de l’accident, a d’ores et déjà annoncé qu’il allait faire appel.

Les juges ont suivi le réquisitoire du parquet

Cette affaire est unique dans les annales judiciaires du Danemark. En effet, Peter Madsen est seulement le 15ème condamné à la prison à vie ces dix dernières années. Ainsi le procès a connu un retentissement médiatique sans précédent pour le royaume.

Or, malgré la bataille d’experts, le manque de preuves matérielles irréfutables et l’état de décomposition avancée du corps de Kim Wall qui n’a pas permis de déterminer les causes de sa mort, la juge professionnelle et les deux jurés siégeant ont suivi le réquisitoire du parquet. Ils ont estimé que les éléments à charge pesant contre l’accusé suffisaient à établir sa culpabilité.

Le tribunal retient que le corps de la victime portait des signes de traumatisme survenu de son vivant. Et des blessures infligées à l’instant de sa mort ou peu de temps après.

A détaillé la juge.

Ainsi, le tribunal a retenu la préméditation. Peter Madsen ayant réuni dans son sous-marin des outils qui n’ont ordinairement rien y à faire. Parmi lesquels une scie à bois, un tournevis affûté de 50 cm, des sangles de valise dont les dessins correspondent aux marques sur les bras de la victime. Par ailleurs le jugement rendu a mis en exergue que l’ingénieur avait invité plusieurs femmes à monter seules à bord, qui avaient décliné, avant le 10 août, date de la disparition de Kim Wall. De plus, il possédait sur son ordinateur plusieurs films « gore ». Dans lesquels des femmes étaient soit torturées soit tuées.

Publié le jeudi 26 avril 2018 à 12:12, modifications jeudi 26 avril 2018 à 10:50

Naviger dans la "Story"

<< Episode précédentEpisode suivant >>

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !