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Indépendance de la Nouvelle-Calédonie : Le référendum fixé au 4 novembre

Le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, prévu dans l’accord de Nouméa signé en 1998, a été fixé ce lundi au 4 novembre prochain.

Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, lors d’une séance publique ce lundi 19 mars, a fixé au dimanche 4 novembre 2018 la date du référendum d’autodétermination de l’archipel. Celui-ci sera organisé dans le cadre du statut de l’accord de Nouméa.

Différends chez les loyalistes

Ainsi, déjà largement autonome, la Nouvelle-Calédonie pourra choisir entre le maintien dans la France ou la pleine souveraineté. Ainsi, ce sont près de 170.000 électeurs, sur environ 280.000 habitants, qui seront appelés aux urnes, trente ans après les dramatiques événements de l’île d’Ouvéa.

Pour résumer, entre 1984 et 1988, la tension était montée entre les indépendantistes, qui pensaient pouvoir bénéficier de l’arrivée du président François Mitterrand à l’Elysée, et les anti-indépendantistes. La Nouvelle-Calédonie a alors vécu une période de fortes violences. Une cinquantaine de personnes (aussi bien des Kanaks que des Européens ou des gendarmes) ont été tuées. Plus tard, en 1986, la majorité de la population avait émis son souhait de rester dans l’ensemble français. Finalement, pendant dix ans la question de l’indépendance ne s’est plus posée. Jusqu’en 1998. En effet, les Accords de Nouméa ont alors décidé de privilégier un transfert progressif de compétences jusqu’à un référendum-couperet.

Ainsi, pour lors de cette consultation du 4 novembre adressé aux habitants de Nouvelle-Calédonie, certains points du référendum restent à préciser. Notamment, ceux qui doivent déterminer les termes exacts de la question qui sera posée aux électeurs. C’est justement un sujet qui sera au menu d’une rencontre entre Edouard Philippe et les forces politiques calédoniennes, le 27 mars prochain à Paris.

Prudence de l’Etat

Si de nombreux observateurs tiennent pour acquis le « non » à l’indépendance, beaucoup redoutent une radicalisation du camp indépendantiste. Mais surtout le retour d’épisodes violents. Un durcissement qui concerne notamment certaines formations de la droite non-indépendantiste. En effet, quatorze élus du Congrès, représentant cette tendance, ont voté contre le texte fixant la date de la consultation. Ils l’ont jugé entaché de « repentance coloniale ». Ainsi, ce contexte tendu explique la prudence de l’Etat. Car ni Emmanuel Macron, ni Edouard Philippe n’ont encore exprimé leur préférence quant à l’issue du référendum. Le chef de l’Etat est attendu début mai en Nouvelle-Calédonie, pour sa première visite sur place depuis son élection. A cette occasion, il devrait préciser sa position officielle sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

 

 

Publié le lundi 19 mars 2018 à 14:35, modifications lundi 19 mars 2018 à 14:34

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