Actualité

Les incendies à Grenoble et à Limoges revendiqués par l’ultra-gauche

Les récents incendies ayant visé la gendarmerie à Grenoble, dans la nuit de mercredi à jeudi, et à Limoges, il y a deux jours, ont été revendiqués sur un site anarco-libertaire selon des informations de l’AFP et du Figaro.

Les enquêteurs n’auront donc pas besoin de remonter très longtemps la piste des incendiaires qui ont visé deux sites de la gendarmerie à Grenoble et à Limoges cette semaine. La mouvance de l’ultra-gauche serait à l’origine de ces deux sinistres qui ont ravagé des véhicules des forces de l’ordre. Un texte vient d’être mis en ligne sur indymedia.org qui revendique l’attaque de Grenoble selon des précisions du Figaro.

La revendication de l’ultra-gauche

Ce site et cette méthode avait déjà été utilisés pour évoquer l’incendie criminel perpétré à Limoges il y a deux jours dans un précédent communiqué. Ces deux actions, à l’encontre des véhicules des représentants de la loi et de l’Etat, ont donc été commises en soutien et en solidarité avec les militants actuellement en procès à Paris pour avoir incendié un véhicule de police. Les lettres de revendication des incendies de Grenoble et Limoges démontrent la détermination des militants de cette mouvance face au gouvernement et aux forces de l’ordre.

Quel que soit l’issue du procès, on continuera à s’en prendre à la police et à la justice. Notre hostilité est un feu qui se propage.

Revendication de l’incendie à Grenoble et à Limoges

Ils affirment avoir « incendié 6 fourgons d’intervention et deux camions logistique ». Le feu à Grenoble a ravagé « le garage et l’entrepôt sur plus de 1.500 m2 ». A Limoges, cinq véhicules du groupement de gendarmerie de Haute-Vienne ont été détruits par les flammes dans la nuit de lundi à mardi. Un texte de revendication similaire avait été posté en ligne le lendemain.

Des militants de l’ultra-gauche sur le banc des accusés

Le procès mouvementé des militants d’extrême gauche qui avaient incendié une voiture de police a Paris, alors que des agents de police se trouvaient encore dans le véhicule, s’est ouvert cette semaine. Neuf prévenus sont soupçonnés d’être impliqués dans l’attaque d’une voiture de police dans le cadre de sursauts de violence lors des manifestations contre la loi Travail. Les faits s’étaient déroulés en mai 2016 sur le quai de Valmy, à Paris. Le procès a repris mercredi et doit s’achever vendredi.

Selon des informations du Monde, deux prévenus comparaissent en tant que détenus, six sont sous contrôle judiciaire. Un neuvième homme, résidant en Suisse, ne s’est pas présenté aux convocations de la justice. Ils sont tous poursuivis pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradations ». Ce délit est passible de un an de prison. Plusieurs d’entre eux sont également jugés pour des « violences aggravées sur policiers en réunion ». Ils risquent jusqu’à dix ans d’emprisonnement.

Un procès mouvementé

Le procès devait s’ouvrir mardi, mais l’audience avait été suspendue à la demande des avocats de la défense. Ils trouvaient la salle trop exiguë notamment. De nombreux soutiens des prévenus s’étaient effectivement déplacés en masse au tribunal. Mercredi, l’audience a donc pu enfin démarrer dans une salle plus grande. D’après des précisions du Monde, parmi les prévenus se trouvent Angel et Antonin Bernanos, arrière-petit-fils de l’écrivain Georges Bernanos. Ils seraient considérés comme les meneurs de l’attaque. Ils nient pourtant formellement tout acte de violence.

Une semaine explosive pour le gouvernement et les forces de l’ordre ?

Les militants de la gauche radicale restent donc mobilisés en cette rentrée très chargée contre la loi Travail et contre le projet d’ordonnances réformant le Code du travail. Ils ont clairement affiché leur soutien aux militants et aux sympathisants actuellement jugés dans l’affaire de l’incendie de la voiture de police en mai 2016. Le Front National avait appelé par le passé à la dissolution de ces groupes. La semaine s’annonce donc particulièrement chargée sur le plan social. La manifestation syndicale du jeudi 21 septembre et l’appel à descendre dans la rue le samedi 23 septembre de la France Insoumise seront scrutés avec beaucoup d’attention. Le procès qui s’achève vendredi pourrait envenimer la manifestation de samedi et mobiliser de nombreux militants de l’ultra-gauche dans les rues de la capitale qui pourraient avoir la volonté d’en découdre avec les forces de l’ordre et les CRS.

Publié le jeudi 21 septembre 2017 à 16:47, modifications jeudi 21 septembre 2017 à 16:47

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !