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François Fillon visé par une nouvelle accusation

François Fillon, déjà dans le collimateur du parquet national financier pour l’affaire de l’emploi, supposé, fictif de sa femme en tant qu’assistant parlementaire, semble être rattrapé par une nouvelle affaire diffusée par Mediapart.

Déjà mis en danger dans le « PenelopeGate », François Fillon est à nouveau visé par une accusation, cette fois émanant de Mediapart ce samedi 28 janvier.

En effet, selon le site d’informations, quand le candidat de la droite était sénateur, il aurait bénéficié de fonds publics, provenant des crédits réservés à la rémunération des assistants grâce à un système de commissions occultes.

Des sénateurs déjà mis en examen

Mediapart a ainsi révélé qu’une information judiciaire avait été ouverte sur ces pratiques, à l’encontre de plusieurs sénateurs du groupe Les Républicains. Ils ont été mis en examen pour « recel de détournements de fonds publics ».

Mais l’enquête du site d’investigation porte sur des faits qui se seraient déroulés après 2009. ». De plus, il se serait appuyé sur « des témoignages et documents comptables ».

A l’époque, François Fillon occupait le poste de sénateur (de 2005 à 2007).

Mediapart a indiqué qu’il aurait profité de ce « mécanisme clandestin de captation de fonds publics ».

Ainsi, le site a expliqué que

Le trop plein d’argent » dont bénéficiaient les parlementaires pour financer leurs assistants, ils le déléguaient à leur groupe politique.

A priori, une méthode légale. Sauf qu’entre 2003 et 2014 les sénateurs UMP « récupéraient en douce » un tiers du crédit qu’ils délivraient au groupe.

Finalement, la pratique, peu scrupuleuse, était assez simple. Cette petite « dîme » aurait même été surnommée « la ristourne » par les sénateurs.

Sept chèques qui inquiètent François Fillon

Alors que Mediapart diffusait ces révélations, le Journal du Dimanche (JDD) affirmait de son côté ce dimanche 29 janvier :

le candidat de la droite à la présidentielle « a perçu sept chèques à son nom tirés sur le compte HSBC de l’Union républicaine du Sénat (URS) quand il était sénateur de la Sarthe au lendemain de son départ du gouvernement, entre 2005 et 2007.

Le journal annonçait que chacun des chèques avait une valeur de 3 000 euros, soit 21 000 euros au total.

Des fonds publics censés rémunérer des collaborateurs de sénateurs auraient ainsi été détournés à un autre usage.

A ainsi ajouté le JDD.

Interrogé, François Fillon a répondu qu’il s’agissait d’une « histoire ancienne » qui « concerne le groupe UMP et donc il peut être concerné comme tous les membres du groupe ».

Publié le dimanche 29 janvier 2017 à 11:13, modifications dimanche 29 janvier 2017 à 12:29

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