Faits divers

Il se fait passer pour un espion de la DGSE pour mener une double vie

Un homme de 44 ans originaire d’Annecy, informaticien de profession, s’est fait passer pour un agent de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) pour mener une double vie. Marié à deux femmes en même temps, il sera jugé pour bigamie, faux et usage de faux et escroqueries.

Le Point relate une histoire pour le moins rocambolesque. Prochainement jugé pour faux et usage de faux en écriture publique et privée, usage de faux documents administratifs, escroqueries et bigamie, un homme de 44 ans a trompé tout son petit monde pendant des années. Ses victimes, ses deux épouses, ainsi que ses enfants issus de sa première union, lui feront alors face lors du procès. Il devra alors répondre de ses actes. En effet, l’homme né au Vietnam et adopté en France, s’est fait passer pour un agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Il réussit à se marier civilement deux fois

Le prévenu a produit un faux acte de divorce à un agent de la mairie d’Aix-en-Provence afin d’épouser sa seconde compagne sans divorcer de la mère de ses enfants. C’est en se rendant à la Caisse d’allocations familiales, en été 2015, que la première épouse apprend, stupéfaite, que le tribunal d’instance de Marseille a prononcé son divorce, deux ans auparavant. La copie de son acte de divorce sous les yeux, la femme trompée découvre que sa signature a été imitée. En retournant chez elle, elle fouille alors dans les affaires de son époux. Elle découvre finalement la déclaration d’impôts de son époux sur laquelle figure également une autre femme, avec laquelle il est domicilié à Lyon.

L’épouse bafouée va alors trouver les gendarmes et leur livrer son histoire. Mariée depuis 2003 à son mari, elle explique aux enquêteurs qu’il lui avait révélé qu’en plus d’être informaticien, il était « agent de liaison » à la DGSE. De quoi justifier ses absences de plus en plus fréquentes. Et que face aux questions de la femme, l’homme de 44 ans se voulait évasif.

Après la plainte déposée par son épouse, l’homme est interrogé en septembre 2015 par les gendarmes d’Annecy. Il passe rapidement aux aveux. Ses mensonges lui ont permis d’entamer une liaison extra-conjugale avec une femme en 2011, qu’il finira par épouser en juin 2013.

La seconde épouse ignorait également tout

La seconde épouse, entendue par les enquêteurs, jure qu’elle n’était pas au courant des agissements de son mari. Selon elle, il avait bien divorcé. L’expertise psychologique réalisée sur l’informaticien a révélé qu’il était doté d’une « intelligence supérieure à la moyenne » et d’une personnalité à « l’aspect abandonnique ». Selon Me Manuel Abitbol, son client « a enchaîné les mensonges pour tenter de maintenir ses deux vies ».

Il s’est très vite enfermé dans cette spirale, devenue spirale de délits. Je tiens à souligner que mon client n’a pas été placé en détention provisoire, car il demeure le soutien financier de ses enfants.

Précise-t-il.

Cet homme a littéralement brisé deux vies, celles de ces deux femmes, sans compter ses enfants.

Déplore Me Michel Amas, l’avocat de la seconde épouse.

Publié le mercredi 22 novembre 2017 à 18:01, modifications mercredi 22 novembre 2017 à 15:31

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