Faits divers

Lyon : Et si l’affaire du kidnapping de la fille du conducteur de fonds avait été inventée ?

Les deux convoyeurs mais aussi la fille ont été placés en garde à vue. Des fonds soi-disant volés auraient ainsi été retrouvés.

C’était le véritable feuilleton de la semaine dernière. La fille d’un convoyeur de fonds kidnappée à Lyon. Son père forcé de remettre son camion plein d’argent pour la revoir. Le scénario rocambolesque de cette affaire a pris un autre tournant alors que la justice a interpellé le convoyeur, son collègue et sa fille.

Une partie du butin laissé en guise de préjudice moral

On a sans doute pas fini d’en entendre parler, de faire le tri entre les différentes informations disponibles pour savoir ce qu’il s’est réellement passé. Voici l’histoire telle que racontée par ses acteurs. Jeudi soir, la jeune femme aurait été kidnappée à son domicile par des faux plombiers. Son père, convoyeur de fonds en Suisse est contacté par l’équipe des kidnappeurs. Ils lui réclament le contenu de son fourgon, entre 13 et 26 millions d’euros pour libérer la fille. Le chauffeur obtempère et sa fille et finalement libérée. Tout est bien qui finit bien (sauf pour la banque) alors ?

Pas vraiment, puisque la justice n’a pas l’air d’être 100% convaincue. Le chauffeur, son collègue et la fille kidnappée de 22 ans ont été placés en garde à vue lundi soir. Une garde à vue qui peut se prolonger durant 96h. L’objectif ? Tout comprendre, notamment certains éléments étranges. Ainsi, plusieurs centaines de milliers de franc suisses ont été retrouvés sur indication du collègue du père de la jeune fille kidnappée. Le convoyeur aurait déjà expliqué pendant la garde à vue qu’il s’agissait d’une compensation des braqueurs “au titre du préjudice moral”. S’agit-il vraiment d’une compensation ? D’un oubli des voleurs ? Si aucun lien de complicité ne semble pouvoir être établi à l’heure actuelle, à minima le convoyeur qui a gardé l’argent pourrait être accusé de recel et les deux autres personnes ne pas être inquiétées.

Le problème, c’est que cette affaire ne s’arrête pas encore là. Les forces de l’ordre semblent vouloir toujours faire le jour complet sur les zones d’ombre qui persistent dans cette histoire, d’un point de vue du timing par exemple. Dès ce week-end, une source expliquait ainsi : “dans ce genre d’affaire, on ne peut jamais exclure la piste de la complicité interne”. Tout reste encore possible pour ce braquage digne d’un scénario de film.

Publié le mardi 13 février 2018 à 14:08, modifications mardi 13 février 2018 à 14:06

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