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Le « dentiste de l’horreur » condamné à 8 ans de prison

On le surnomme le « dentiste de l’horreur ». Mark Van Nierop, un Néerlandais de 51 ans, a été condamné à huit ans de prison par le tribunal de Nevers pour avoir mutilé des dizaines de patients en France.

Il menait grand train et était doté d’une avide cupidité. Mark Van Nierop, appelé le « dentiste de l’horreur » depuis sa mise en examen fin 2013, a été condamné à huit années de prison, mardi 26 avril, par le tribunal de Nevers (Centre) pour avoir mutilé un grand nombre de patients depuis son installation à Château-Chinon, désert médical au cœur de la région du Morvan, en 2008.

Pendant cinq ans, l’homme a pratiqué dans son cabinet moderne dans lequel il pouvait recevoir jusqu’à 26 patients par jour, selon lui. Jusqu’au jour où les plaintes, devenant de plus en plus nombreuses, ont fini par attirer l’attention des services sanitaires. Prétextant une paralysie du bras, il avait fermé son cabinet en juillet 2012.

Rattrapé par la justice dès 2013, le « dentiste de l’horreur » s’était alors enfui au Canada avec comme objectif de mettre fin à ses jours. Il sera arrêté en septembre 2014 alors qu’il tentait effectivement de se suicider.

L’enquête démontrera que des plaintes déposées aux Pays-Bas à l’encontre de Mark Van Nierop lui avaient déjà valu des sanctions disciplinaires.

Réduit au quasi-mutisme lors de l’audience, celle-ci, initialement prévue pour durer dix jours, avait été écourtée de moitié, au grand dam des parties civiles. Un comportement en adéquation avec les conclusions de l’expertise psychologique démontrant une « absence totale de compassion et de cupidité » de la part de l’auteur de ce désastre sanitaire, dont le but principal était d’obtenir des remboursements toujours plus importants de l’assurance maladie.

Condamné à des amendes d’un montant total de 10.500 euros, l’homme a été maintenu en détention sur ordonnance du tribunal. La peine est assortie d’une interdiction définitive d’exercer.

Une audience ultérieure, prévue le 16 juin, devra statuer sur les préjudices qui n’ont été que partiellement évalués jusqu’à présent.

Publié le mercredi 27 avril 2016 à 12:36, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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