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Côtes-d’Armor : Au moins 450 requins échouent sur des rochers à Pleubian après avoir été piégés dans un filet de pêche

Les requins ont été découverts par un pêcheurs sur des rochers à Pleubian dans les Côtes-d’Armor. Le propriétaire du filet est toujours recherché.

Les habitants de Pleubian dans les Côtes-d’Armor ont assisté à un macabre spectacle mardi 12 juin. En effet, selon Le Télégramme, au moins 450 petits requins mesurant entre 80 cm et 1,50 m ont été retrouvés morts sur le Sillon de Talbert sur le littoral Costarmoricain. Ils se sont retrouvés piégés dans un filet de pêche.

Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre d’où vient ce filet responsable d’une véritable hécatombe.

Une découverte sans précédent

C’est un goémonier a donné l’alerte à Julien Houron, un garde de la réserve naturelle régionale, mardi après avoir découvert le filet de pêche où les squales se trouvaient pris au piège avec des raies et d’autres poissons. En effet, le filet de 700 mètres était accroché aux rochers. Il avait piégé l’équivalent d’une tonne de poissons, pour la plupart des requins-émissoles communs dans la région.

Depuis mardi, les marées n’ont pu emmener vers le large les animaux échoués. Le filet étant fermement pris dans les rochers. À marée basse, ce jeudi, les services de la commune de Pleubian, aidés de bénévoles et d’associations, ont dégagé les cadavres des requins émissoles.

Les poissons morts sont destinés à l’équarrissage qui se fera à Plouvara dès ce vendredi 15 juin.

Acte malveillant ou panne ?

Le maire de Pleubian, Loïc Mahé, a déploré une découverte « impressionnante » et « sans précédent ». En outre, l’opération a coûté plus de 3.000 euros à la mairie. Ainsi, la Brigade de gendarmerie maritime et la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) ont été saisies de l’affaire. En effet, l’édile a décidé de déposer plainte à la gendarmerie maritime de Lezardieux, « sauf si le suspect se dénonce ».

Le filet était un danger pour la navigation et la plongée.

A regretté le maire qui a dénoncé un « acte irresponsable ».

Il y a eu des coups de couteau dans le filet, ce qui veut dire qu’il y a eu une manœuvre humaine pour s’en débarrasser.

A-t-il fait remarquer.

Or, Il reste désormais à comprendre comment un tel désastre a pu se produire. Si l’avarie obligeant un marin à se délester de son filet est envisagée, le faible prix de revente de l’émissole (0,60 € à 0,80 € au kilo à la criée) ouvre également la porte à la thèse de l’acte malveillant. En effet, un pêcheur aurait sans doute souhaité ne pas s’encombrer de ce fardeau peu rentable.

 

Publié le vendredi 15 juin 2018 à 11:14, modifications vendredi 15 juin 2018 à 10:21

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