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La corrida, spectacle cruel et sanglant…

Il faut dénoncer la maltraitance animale

La corrida est un spectacle cruel et sanglant, qui tue 250 000 animaux par an. Zoom sur ces pratiques…

La corrida… On en parle, mais pas assez ! Car elle est considérée comme un sport, une tradition, un moment de fête… dans bien trop de pays du monde. Et malheureusement, les animaux souffrent pour un simple spectacle sans intérêt. La corrida est principalement pratiquée en Espagne, au Portugal, au Mexique, au Pérou, en Colombie, au Venezuela, en Equateur, en Bolivie, mais aussi dans le sud de la France.

Voici quelques informations qui devraient vous aider à y voir plus clair sur cette pratique qui est synonyme de cruauté et de maltraitance animale…

Le spectacle de la mort

Tuer pour s’amuser… C’est vraiment ça la corrida. Il faut avoir  à l’esprit que derrière le spectacle qui semble beau pour certains, et toute la mise en scène… se cache en réalité la souffrance d’un animal qui n’a rien demandé à personne…

Il faut savoir que généralement, durant un spectacle de corrida, six taureaux en moyenne sont combattus puis mis à mort. Les matadors, aidés des peones et de picadors, jouent avec leur taureau qui se démène pour tenter de rester en vie. Mais il n’a aucune chance puisqu’il ne peut pas s’échapper. Le combat est peu équitable puisque la mort est la seule possibilité pour le taureau. Cet animal avec lequel on s’amuse pour épater les spectateurs réunis pour un spectacle sanglant, empreint de souffrance et de cruauté.

Des animaux au tragique destin

Les taureaux sont sélectionnés dès leur plus jeune âge pour participer à la corrida. Il faut qu’ils disposent de certaines qualités au combat. Mais surtout, c’est leur masse corporelle qui est importante, puisqu’ils pèsent entre 480 et 600 kilos en moyenne. Ce sont les ganaderias qui assurent leur élevage. Et dès le début, ces animaux souffrent.

Car il faut savoir que les taureaux destinés à la corrida sont isolés. Ils sont élevés pour être agressifs envers l’homme. D’ailleurs, le premier homme à pieds qu’ils verront sera le matador, les éleveurs se déplaçant exclusivement à cheval. Ainsi, lorsque le taureau verra l’homme à sa portée pour la première fois, il aura envie de l’attaquer…

Jusqu’à ce qu’il parte dans l’arène, le taureau vit dans d’immenses prairies. Ces dernières portent le nom d’Haciendas. L’objectif étant d’avoir un animal en excellente santé lorsqu’il arrive dans l’arène.

Un animal traumatisé

Lorsque l’heure du départ a sonné pour le taureau, il est conduit dans l’arène. Il est extrêmement stressé par les bruits, le transport… Il est donc mis en condition pour devenir encore plus agressif. L’animal est alors poussé dans l’arène. Le matador et ses peones vont commencer le spectacle en effectuant ce qu’on appelle des passes de capote. Ce sont des pièces de toile de couleur rouge, qui servent de leurre. Ces premières passes sont importantes pour le matador qui évalue rapidement le comportement de l’animal.

Le taureau est très énervé, et cherche à renverser le matador, qui se réfugie derrière les barrières, sous les hurlements des spectateurs. Le public est souvent très admiratif devant ce spectacle. En effet, les spectateurs affirment qu’il faut un énorme courage pour le matador pour entrer dans l’arène face à un animal de cette incroyable puissance. Si le spectacle s’arrêtait là… Mais ce n’est que le début, et le pire est à venir.

Les banderilles

Car l’animal se fatigue assez rapidement. Et oui, il serait bien trop dangereux de se battre face à un taureau en pleine forme. Il faut donc le fatiguer et l’essouffler, pour que sa mise à mort soit plus facile. Quel combat équitable encore une fois… Bref, deux picadors entrent alors dans l’arène, à cheval. Ils sont armés de longues piques, appelées les puyas. Ces dernières doivent être plantées entre la quatrième et la septième vertèbre dorsale, pour couper les muscles releveurs et extenseurs du cou. Imaginez la douleur de l’animal…

Puis viennent les banderilles. Ces harpons de cinq centimètres qu’on décore de fleurs multicolores, et qu’on plante dans le dos du taureau. L’objectif est d’évacuer le sang de l’animal pour éviter une hémorragie interne suite aux blessures infligées par le picador… Oui oui, c’est juste ça l’objectif ! Allonger la vie de l’animal, pour qu’il souffre encore plus…

La mort

Et ensuite, il faut stimuler le taureau, qui est épuisé, mais qui doit prolonger encore un petit peu le spectacle. Les peones font donc encore quelques passes avec le taureau, qui parfois trébuche tant il est épuisé. Le matador entre alors en scène pour le grand final, et plante son épée dans le garrot de l’animal.

Malheureusement, cette mise à mort n’est pas immédiate, car l’épée est souvent mal plantée, et transperce les poumons. Le taureau vomit alors du sang et finit par tomber, devant les spectateurs qui applaudissent, comme si ce triste spectacle était magnifique… Le coup de grâce est alors donné par le matador qui enfonce l’épée dans le cou de l’animal, sectionnant la moelle épinière.

Le matador regarde rarement l’animal, et devient la star de l’arène, alors que le taureau agonise seul. Puis son corps est traîné hors de l’arène…

Un spectacle cruel et meurtrier

La corrida est donc un spectacle cruel, qui tue 250 000 taureaux par an dans le monde. Rien qu’en Europe, on compte 40 000 animaux tués pour la corrida. Ce qui est énorme et inadmissible. Car la souffrance du taureau n’est absolument pas prise en compte par les défenseurs de cette tradition barbare.

Pourtant, les populations semblent de plus en plus opposées à la corrida. En effet, un sondage réalisé en France a montré que seuls 5% des sondés se déclarent favorables à la corrida, 73% d’entre eux s’y opposant fermement. Le code pénal française reconnaît les corridas comme des « actes de cruauté et des sévices graves envers les animaux » (article 521-1). Cependant, la pratique reste autorisée. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’il y a une exception en cas de tradition locale…

Il faut continuer à dénoncer ces pratiques, pour que la corrida disparaisse de notre pays. La maltraitance animale n’est pas acceptable, et la corrida est un spectacle cruel, d’un ancien temps, qui n’a plus sa place au XXIème siècle…  D’ailleurs, la corrida est dénoncée depuis plus de 500 ans, ce n’est pas un hasard.

Que pensez-vous de la corrida ? Le débat est ouvert…

Publié le vendredi 16 juin 2017 à 13:33, modifications mardi 4 juillet 2017 à 11:16

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