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Bataclan : Un des terroristes s’est fait passer pour un membre du GIGN

Le mensonge d’un terroriste aurait pu coûter la vie à 40 personnes supplémentaires, le soir des attaques de Paris, le 13 novembre dernier. Le kamikaze se serait fait passer pour un sauveur, membre du GIGN, afin de pénétrer dans une loge où se cachaient les victimes. Leurs vies, ils la doivent à leur méfiance et leur instinct de survie.

Lors de l’attaque terroriste du Bataclan, le 13 novembre dernier, certaines victimes ont trouvé refuge dans une loge de la salle de spectacle. 40 hommes et femmes s’entassent alors dans environ 9m². Ils barricadent la porte à l’aide d’un frigo et d’un canapé afin de se protéger de la folie meurtrière des terroristes.
Cette scène d’effroi, c’est Caroline Langlade, survivante de ce terrible jour du 13 novembre qui l’a racontée, lors de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, le 15 février dernier. Elle explique que l’un des tueurs a tenté d’entrer de force dans la pièce où elle se cachait avec d’autres personnes :

«À chaque coup donné par le terroriste, on a tous tenu la porte, tenu le frigo, tenu le canapé… J’ai fait éteindre la lampe, fermer les fenêtres, afin qu’on ne soit pas vus, (…) pour pas que le terroriste voit combien nous étions en regardant par l’interstice de la porte, qui s’entrebâillait à chaque coup qu’il donnait.»

Puis, après l’acharnement, le silence. Le terroriste semble avoir abandonné l’idée d’entrer dans cette pièce du Bataclan. C’est alors que les victimes entendent une voix leur intimant d’ouvrir la porte :

Ouvrez la porte, c’est le GIGN, je viens vous sauver.

Nouvelle stratégie du tueur pour tenter d’entrer dans la loge.
Evidemment, les otages restent méfiants mais il y a débat. Ne devraient-ils pas écouter cet homme pour enfin sortir de cet enfer ? La décision est prise de voter à main levée pour savoir s’il faut, ou non, ouvrir la porte. Heureusement, c’est le « non » qui l’emporte, de quelques voix de différence seulement. Cette nouvelle tentative du terroriste restera, elle aussi, vaine !

C’est finalement les véritables hommes du GIGN qui arrivent alors devant cette même porte, après la mort de tous les terroristes. Mais les victimes restent toujours sur leurs gardes. Alors, pour prouver leur identité, les sauveteurs ont dû donner un code, que les victimes retranchées ont pu faire confirmer, par téléphone, auprès des services de police.
N’y tenant plus, après plus de trois heures d’angoisse intense, l’une des personnes présentes dans la loge craque et ouvre la fenêtre pour crier :

Maintenant ça suffit, vous en êtes où ? Est-ce que c’est vous qui êtes derrière la porte? On veut sortir !

Publié le vendredi 18 mars 2016 à 12:18, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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