Actualité

Ascoval: le tribunal accorde un nouveau sursis de deux semaines

La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg s’est accordé mercredi un nouveau délai de deux semaines pour statuer sur le sort de l’aciérie Ascoval, en redressement judiciaire et qui emploie 281 salariés à Saint-Saulve (Nord).

Le tribunal a décidé un renvoi au 7 novembre, ont indiqué des représentants de la direction et du personnel d’Ascoval à l’issue de l’audience. Ce délai doit permettre de valider le dossier de reprise de Altifort et de trouver un accord avec Vallourec, ont-ils expliqué.

“Le sentiment, c’est que le tribunal veut trouver une solution positive et on va continuer à mettre la pression sur Vallourec”, a déclaré Olivier Burgnies, délégué CFDT d’Ascoval.

Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a annoncé mercredi sur RTL que l’État mettrait “un euro d’argent public, pour un euro d’argent privé investi”, à Ascoval.

“Je recevrai à nouveau les salariés d’Ascoval et les élus, quand ils le souhaitent, soit en fin de semaine, soit en début de semaine prochaine, pour voir quelles décisions nous prenons ensemble”, a-t-il assuré.

Mardi, les salariés d’Ascoval ont entamé un blocage de leur usine pour dénoncer la décision de Vallourec, qui a refusé une offre de reprise portée par le groupe franco-belge Altifort.

Créée en 1975 par Vallourec, l’aciérie de Saint-Saulve, spécialisée dans les aciers spéciaux, est devenue Ascoval en 2017.

Vallourec, dont l’État est actionnaire, en avait cédé 60% au groupe Asco Industries, en conservant 40% avec des engagements de commandes. Mais Asco Industries a été placé en liquidation en février et depuis, l’aciérie attend un repreneur.

Le groupe spécialisé dans les matériaux spéciaux Altifort avait fait “une offre ferme” en s’engageant à investir 140 millions d’euros, à maintenir les 281 emplois d’Ascoval et à en créer 133 nouveaux.

Mais, en contrepartie, l’entreprise demandait à Vallourec un accompagnement sous la forme du maintien du volume de commandes et des prix pendant les 18 mois suivant la reprise.

Un autre candidat repreneur s’était manifesté, le groupe iranien Boost, mais il n’a remis qu’une lettre d’intention au TGI.

Le journal La Voix du Nord a rapporté mardi qu’un industriel valenciennois, Pascal Cochez, avait également déposé une lettre d’intention. Une information confirmée par l’intéressé à l’AFP.

Publié le mercredi 24 octobre 2018 à 11:45, modifications mercredi 24 octobre 2018 à 11:45

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !