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Drôme : L’ASN exige l’arrêt de la centrale nucléaire de Tricastin

Le gendarme du nucléaire a demandé à EDF d’arrêter les quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Tricastin dans la Drôme.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé jeudi 28 septembre avoir imposé à EDF la mise à l’arrêt provisoire de la centrale nucléaire du Tricastin dans la Drôme.

Risque de rupture de digue

En demandant l’arrêt des quatre réacteurs de 900 mégawatts, le gendarme du nucléaire pointe

un risque de rupture d’une partie de la digue du canal de Donzère-Mondragon pour les séismes les plus importants. Etudiés dans la démonstration de sûreté nucléaire.

En effet, la centrale de Tricastin a été conçue pour pouvoir se mettre à l’arrêt normalement avec un séisme de magnitude 6,5.

À défaut, une inondation « pourrait conduire à un accident de fusion du combustible nucléaire », rappelle l’ASN. Ainsi, l’autorité demande des travaux de renforcement. Celle-ci a précisé que cette décision intervenait après une déclaration par le groupe, en août, d’un « événement significatif pour la sûreté ».

L’inondation en résultant pourrait conduire à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin. Et rendrait particulièrement difficile la mise en œuvre des moyens de gestion d’urgence internes et externes.

A fait savoir l’autorité dans un communiqué.

En outre, l’ASN précise que les éléments apportés par EDF :

Ne permettent pas d’écarter le risque à court terme.

EDF juge cette décision excessive

De son côté, EDF a indiqué dans un communiqué qu’il ne partageait pas « la nécessité d’arrêter les quatre réacteurs pendant la durée des travaux ».

L’arrêt des réacteurs nous paraît excessif

A jugé le directeur du parc nucléaire d’EDF, Philippe Sasseigne, à l’occasion d’un point presse.

Cependant, il a précisé qu’il allait mettre en œuvre la décision de l’ASN dans « les meilleurs délais ». Par conséquent, le groupe a dû revoir à la baisse son objectif de production nucléaire pour 2017. Il va ainsi passer de 385 à 392 térawatts-heure (TWh) contre 390 à 400 TWh prévus auparavant. Il a cependant confirmé ses objectifs financiers pour 2017 et 2018. Après l’accident nucléaire de Fukushima en 2011, EDF et l’ASN ont engagé des discussions pour réviser le niveau de séisme, a priori plus élevé, contre lequel l’exploitant devra protéger ses installations s’il veut les exploiter au-delà de quarante ans.

A savoir que les réacteurs de Tricastin ont été mis en service en 1980 et 1981.

 

Publié le vendredi 29 septembre 2017 à 11:16, modifications vendredi 29 septembre 2017 à 9:56

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