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Zoo de Beauval : Un seul bébé panda a survécu

Au zoo de Beauval, la femelle panda Huan Huan a accouché de jumeaux. Cependant, seul l’un des deux a survécu.

Un bébé panda est , vendredi 4 août, au zoo de Beauval dans le Loir-et-Cher.

S’il n’a pas encore de nom, il est en parfaite santé.

Malheureusement, son frère jumeau n’a pas survécu, très affaibli par l’accouchement et ce malgré l’intervention du vétérinaire.

Une naissance initialement prévue samedi

Les soigneurs du Zoo de Beauval à Saint-Aignan-sur-Cher sont partagés entre joie et tristesse.

En effet, pour la première fois en France, une femelle panda, l’un des deux plantigrades prêtés par la Chine en 2012 pour dix ans, a mis bas deux jumeaux, à 22 h 18 et 22 h 32.

Le premier bébé, de 121 grammes, était quasiment mort-né. Les soigneurs ont tout de suite vu qu’il était trop faible pour survivre. Il était tout transparent, comme un fantôme, et sa température était très basse. La mère l’a rejeté dès que le second petit est né, comme elle le ferait dans la nature.

A détaillé Delphine Delord, la directrice de la communication du parc.

La naissance était initialement prévue samedi, selon les responsables du zoo.

En outre, Huan Huan ne présentait pas les signes d’agitation qui annoncent normalement une mise bas dans les 24 heures.

Quatre soigneurs du zoo, avec le renfort de deux spécialistes chinoises venues spécialement, se relayaient devant les écrans et devant la loge de la parturiente actuellement la plus célèbre de France.

Une victoire pour la protection des espèces

Le bébé panda devrait être baptisé lors d’une cérémonie officielle avec la Chine. Et aura pour marraine, Brigitte Macron, l’épouse du président de la République française.

C’est Peng Liyuan, la première dame de Chine, qui choisira son nom.

Essentiellement symboliques, ces rôles visent avant tout à perpétuer un rapprochement diplomatique initié sous Nicolas Sarkozy en 2011.

C’est une vraie joie. Les naissances de pandas, même en captivité, sont rares. Nous, cela nous permet de parler à notre public de protection des espèces menacées.

S’est réjoui Delphine Delord au micro de RTL ce samedi 5 août.

En effet, alors que l’événement était attendu par des milliers de visiteurs et autant de fans sur les réseaux sociaux, il relance dans le même temps les questions sur la captivité des animaux et la réintroduction d’espèces menacées dans leur milieu naturel.

Ainsi, la Chine, foyer de tous les pandas sauvages de la planète, abrite 1 864 individus, selon un dernier recensement réalisé en 2015.

Après des décennies de déclin, leur nombre a augmenté de 17 % en dix ans, notamment grâce à la mise en place de programmes de conservation et de réserves naturelles.

Cependant, la survie de cet animal emblématique reste malgré tout précaire.

Par conséquent, il est inscrit sur la liste rouge mondiale des espèces menacées établie par l’Union internationale de conservation de la nature (UICN), qui constitue l’inventaire mondial le plus complet de l’état de la biodiversité.

Un temps braconnés pour leur fourrure, les pandas sont aujourd’hui principalement menacés par la destruction et la fragmentation de leur habitat.

En cause : la déforestation liée à l’urbanisation, l’extension des zones agricoles ou d’élevage.

Mais le péril que l’on craint le plus pour l’avenir est le changement climatique.

En effet, les spécialistes estiment que

Le réchauffement planétaire pourrait faire disparaître plus de 35% des forêts de bambous dans les 80 prochaines années.

A précisé Florian Kirchner, un chargé de mission sur les espèces menacées à l’UICN.

Or les pandas ne se nourrissent que de cette plante, qu’ils mangent quatorze heures par jour.

Publié le dimanche 6 août 2017 à 13:39, modifications dimanche 6 août 2017 à 13:39

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