Politique

Manuel Valls critiqué par le PS après son ralliement à Emmanuel Macron

Mardi, Manuel Valls annonçait officiellement son ralliement au mouvement « La République en marche » récemment rebaptisé par Emmanuel Macron. Il n’en fallait pas plus pour que l’ancien premier ministre s’attire les foudres de ses anciens compagnons de route du PS…

Lundi, on apprenait que le mouvement En Marche ! avec Emmanuel Macron à sa tête était rebaptisé. Son nouveau nom ? La république en marche. Dès le lendemain, Manuel Valls annonçait sur RTL son ralliement à l’institution politique en vue des législatives.

Seulement voilà, dans les rangs du président fraîchement élu, on ne voit pas les choses de la même manière. Ainsi, l’accueil de sa candidature ne fut pas des plus chaleureux, les responsables du parti affirmant même qu’une candidate avait déjà été pré-investie sur sa circonscription : l’Essonne.

Mais au-delà des rangs de La République en marche, c’est avant tout le PS qui en a gros sur la patate…

« IL N’EST PLUS SOCIALISTE »

En effet, quelques heures à peine après l’annonce de son ralliement, les critiques pleuvaient en direction de l’ancien premier ministre. Du coup, pour Jean-Christophe Cambadélis, c’est bien simple :

Si certains veulent partir ou se singulariser, qu’ils le fassent et nous laissent travailler.

Même son de cloche du côté de Marie-Noëlle Lienemann, qui déclare non sans une certaine amertume :

Il a lui-même clarifié sa situation. Les choses sont claires, il n’est plus socialiste.

“C’EST TRISTE ET PATHÉTIQUE”

Pour Alexis Bachelay, député des Hauts-de-Seine et proche de Benoît Hamon, on se veut encore plus dur dans les propos :

Maintenant que nous connaissons des difficultés (…), il quitte le navire, c’est triste et pathétique.

Mais ce n’est rien à côté de Guillaume Balas, un autre proche du vainqueur de la primaire de la gauche. Ainsi, pour lui :

Plus rien n’étonne de Manuel Valls. Il inspire toujours plus de dégoût sur le fait de ne jamais respecter aucun cadre collectif.

Manuel Valls avait jusqu’à ce mercredi 10 mai pour déposer son dossier de candidature auprès de La République en marche. Une chose est sûre : l’ancien premier ministre est bien loin de faire l’unanimité dans les rangs du mouvement.

Le premier tour des législatives aura lieu le 11 juin prochain.

Publié le mercredi 10 mai 2017 à 12:56, modifications mercredi 10 mai 2017 à 14:50

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