Politique

José Bové indésirable au Canada

José Bové devait être expulsé du Canada. Finalement, l’eurodéputé a été autorisé à rester sept jours dans le pays, où il doit participer à une réunion contre l’accord de libre-échange avec l’Union européenne.

Alors qu’il devait être expulsé ce mercredi 12 octobre du Canada, José Bové a finalement été autorisé à rester par les autorités.

En effet, le vice-président de la commission Agriculture et développement rural au Parlement européen était invité à une réunion publique organisée par le Conseil des Canadiens, des syndicats agricoles et des opposants à l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne.

Cependant, il avait été retenu dès son arrivée par les officiers de l’Agence des services frontaliers du Canada.

Sujata Dey, un militant au Conseil des Canadiens, avait indiqué dans un communiqué que :

José Bové a été détenu à l’aéroport de Montréal pendant des heures, sans aucune explication et qu’il s’est maintenant vu notifier qu’il devait quitter le Canada.

Arrivé mercredi matin à Montréal, il avait été bloqué à l’aéroport et menacé d’expulsion.

Les autorités canadiennes avaient prétexté les antécédents judiciaires de l’ancien syndicaliste agricole (il a été condamné pour son implication dans le démontage d’un restaurant McDonald’s en 1999 puis pour la destruction en 2008 d’un champ de maïs expérimental transgénique Monsanto) pour lui confisquer son passeport à l’aéroport et lui refuser de rester à Montréal.

José Bové a estimé sur son compte Twitter que cette interdiction de séjour sur le territoire canadien était liée à son intervention sur place contre l’accord de libre échange entre l’Europe et le Canada (le CETA).

Finalement, l’altermondialiste a appris grâce à un appel téléphonique de l’Agence des services frontaliers, mercredi 12 octobre, qu’il y avait eu un « revirement de situation » et qu’il aurait droit à un permis de séjour d’une durée de sept jours.

Pourtant José Bové n’est pas une exception dans cette politique d’immigration restrictive. En effet, les services de l’immigration canadienne ont déjà refoulé aux frontières des artistes comme le polémiste français Dieudonné, en mai dernier. En 2015 c’était le chanteur JoeyStarr, ou le rappeur Booba. Le rappeur américain Chris Brown avait également été interdit d’entrée au Canada début 2015 après l’agression de son ex-compagne Rihanna.

Publié le jeudi 13 octobre 2016 à 9:06, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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