Nantes : bus et trams sont en grève pour dénoncer l'insécurité

Par Lina Djebali Publié le 18/03/2024 à 13:33
Photo de trams à l'arrêt

Grève des chauffeurs de bus et trams à Nantes, ils réclament le déplacement des terminus.
Grande mobilisation pour dénoncer l'insécurité sur la place Mendès-France,

Suite aux actes de violence survenus le samedi 16 mars sur la place Mendès-France à Nantes, un mouvement de grève a été déclenché, entraînant l'arrêt de la circulation des bus et des trams ce lundi.

Une grève des conducteurs de bus a paralysé le trafic à Nantes ce matin. Le personnel refuse de sortir des dépôts et s’est mobilisé pour dénoncer l’insécurité et les incivilités. Ce mouvement de grève est jugé nécessaire suite aux actes de violences survenus samedi dernier dans la région.

La nécessité de déplacer les terminus

Selon les informations relayées par le média Ouest France, les bus et les trams ne circulent pas ce lundi. Les conducteurs sont en grève et réclament le déplacement du terminus de la place Mendès-France, situé dans le quartier de Bellevue.

Selon le syndicat des transports urbains de Nantes, CFDT Semitan, ce quartier est une « zone de non-droit ». Depuis plusieurs mois maintenant, les agents subissent des agressions, comme l'illustre le récent incident où, selon la même source, un bus a été la cible de tirs de paintball le samedi 16 mar.

« Suite à l’agression d’une des nôtres, samedi soir, les salariés de Naolib ont pris la décision de ne pas sortir en solidarité et en soutien avec notre collègue », a expliqué le syndicat France ouvrière (FO) sur la plateforme X. Par ailleurs, le syndicat a précisé que la conductrice du bus n’a pas été blessée mais « choquée ».

« Les salariés partent avec la boule au ventre »

Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que les chauffeurs de bus se mobilisent pour dénoncer l'insécurité qui règne sur la place Mendès-France à Nantes. En décembre dernier, FO Semitan avait appelé à la grève après qu’un homme a été touché par arme à feu sur la même place.

Le délégué du syndicat avait déclaré « Les bus ne sont pas visés, mais on a peur d'une balle perdue. Les salariés partent avec la boule au ventre, ils ont peur avant d'arriver sur site ». Avant d’ajouter « Ces derniers temps, les flingues sont sortis un peu plus » rapporte Le Figaro. Le syndicat avait demandé à la direction « à ce que les bus n'effectuent plus leur terminus sur cette place ».

Cependant, la direction leur avait affirmé qu'une telle démarche serait compliquée. En effet, cela impliquera « remodeler le plan et les temps de parcours ».

En octobre dernier, après la mort d'un jeune de 19 ans, touché par balles sur cette même place, la CFDT avait également réclamé le déplacement de plusieurs terminaux de bus. Cependant, le représentant du syndicat a affirmé dans les colonnes du Figaro n'avoir eu aucun retour.

Un retour à la normale d'ici l'après-midi ?

La réponse semble claire !  Personne ne reprendra le travail aujourd’hui.  Didier Sauvêtre, délégué CFDT de la Semitan, confirme que le réseau de transport en commun nantais restera immobilisé toute la journée ce lundi 18 mars.

Diplômée d’un master en Finance d’entreprises et rédactrice de profession, j'apprécie le fait de partager mes connaissances et les dernières actus a travers mes écrits.

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