Vols de nuit : Les Français veulent en finir

Par Nassim Terki Publié le 27/03/2024 à 12:25
avion qui vol de nuit

Vers une interdiction des vols de nuit dans certains départements Français.
Une décision non appréciée de tous qui voient une perte économique importante.

Préoccupation grandissante pour la santé publique et l'urgence climatique chez les habitants d'Île-de-France et de l'Oise.

Une consultation citoyenne révèle une forte adhésion à la réduction des vols de nuit et des nuisances sonores aériennes afin de trouver un équilibre entre les enjeux économiques et environnementaux.

Île-de-France et l'Oise : une volonté unanime de voir moins d'avions

Dans le ciel d'Île-de-France et de l'Oise, les habitants des 147 villes ont manifesté un désir de voir les avions se faire plus discrets pendant la nuit. Et cela entre 22 heures et 6 heures, il serait interdit de faire décoller un avion. Sachant que souvent, les vols low cost sont proposés dans cet intervalle, permettant en passagers de payer moins cher leurs billets.

Une consultation citoyenne a mis en évidence un soutien massif à hauteur de 97 % à cette demande de réduction du trafic aérien, soulignant ainsi les préoccupations croissantes pour la santé publique et l'environnement. Désormais, il est impératif pour les autorités de prendre en considération ces voix citoyennes et de trouver un juste équilibre entre impératifs économiques et environnementaux. Les aéroports de Roissy-Charles de Gaulle, Orly, Le Bourget et Beauvais-Tillé sont directement concernés par cette demande de limitation des nuisances sonores et environnementales.

Les vols de nuit divisent

Bien que la majorité des votants aient choisi le "oui", certains ont souligné l'importance économique des aéroports, reconnaissant ainsi les retombées économiques positives qu'ils apportent à la région. Le maire de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, a tenu à nuancer le débat en soulignant que voter pour la réduction des vols de nuit n'implique pas nécessairement d'être "contre les avions".

Les collectivités locales ont profité de l'occasion pour interpeller le gouvernement sur la nécessité de limiter les nuisances aériennes. Cette consultation visait à informer et à soutenir les revendications des communes qui demandent des mesures pour réduire ces nuisances.

Le département de l'Essonne a réaffirmé son soutien en faveur d'un couvre-feu, du plafonnement des mouvements aériens et de la prise en compte des impacts socio-économiques. Son président, François Durovray, a insisté sur l'importance de traiter les nuisances liées à l'aéroport de Paris-Orly, appelant ainsi le nouveau ministre des Transports à en faire une priorité.

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