Véronique Jannot : son compagnon, sa fille et sa vie de famille

Deux femmes souriantes se tenant la main dans un intérieur

Célèbre pour son rôle dans Pause Café dans les années 80, Véronique Jannot a marqué toute une génération de téléspectateurs. Au-delà de sa carrière d’actrice et de chanteuse, cette comédienne engagée a construit une vie familiale singulière. À 57 ans puis à 68 ans, elle est devenue maman par adoption, accueillant deux jeunes Tibétains dans son existence. Sa vie sentimentale, marquée par des amours intenses et des drames, s’est apaisée avec un compagnon discret qui partage désormais son quotidien. Entre son engagement humanitaire au Tibet, ses blessures du passé et son parcours vers la maternité, l’histoire de Véronique Jannot révèle une femme profondément humaine, guidée par ses valeurs et sa spiritualité bouddhiste.

Sa vie amoureuse : du deuil à la sérénité

La tragédie avec Didier Pironi

En 1982, Véronique Jannot rencontre Didier Pironi, pilote de Formule 1, lors d’une séance photo pour un magazine automobile. Leur relation amoureuse s’intensifie rapidement. En août de la même année, le pilote subit un accident grave qui aurait pu lui coûter la vie. L’actrice met alors sa carrière entre parenthèses pour accompagner l’homme qu’elle aime dans sa convalescence. Leur histoire prend fin tragiquement en 1987 quand Didier Pironi décède dans une course de bateaux offshore. Véronique Jannot confiera plus tard : « À la mort de Didier, j’ai perdu un morceau de moi que je ne récupérerai jamais ». Ce choc émotionnel provoque une récidive de son cancer de l’utérus, diagnostiqué pour la première fois à 22 ans.

L’histoire complice avec Laurent Voulzy

Après cette période douloureuse, la comédienne trouve du réconfort auprès de Laurent Voulzy, qui lui écrit plusieurs chansons. Leur relation dure une décennie, marquée par une complicité adolescente et beaucoup de rire. Ils collaborent sur les titres Désir, désir en 1984 et Aviateur en 1988. Pourtant, Véronique Jannot finit par rompre avec le chanteur qu’elle considère comme « un grand ado ». Pour elle, Laurent Voulzy est « un être de l’exception » pas fait pour le quotidien du couple. Malgré leur séparation, leur lien affectif demeure inaltérable. Elle déclare en novembre 2022 : « Il y a des âmes, des cœurs qui se rencontrent et qui ne se séparent jamais, même si la vie les sépare ». En mars 2025, Laurent Voulzy confirme : « Nous sommes comme deux âmes sœurs ». Une relation comparable à celle que Catherine Frot entretient avec son compagnon actuel, témoignant d’une profondeur affective rare.

Son compagnon actuel : discrétion et complémentarité

En octobre 2025, Véronique Jannot révèle dans Nous Deux avoir quelqu’un dans sa vie. Leur relation se démarque grâce à sa complémentarité : elle est désordonnée, lui est méthodique et tempère son enthousiasme débordant. Cet homme accompagne ses passions et ses engagements humanitaires. Il fait partie intégrante de sa famille aux côtés de ses enfants adoptifs et de son chien. L’actrice choisit en revanche de taire l’identité de son compagnon. À son âge, elle recherche une relation apaisée plutôt qu’une passion dévorante qui « bouffe une énergie folle ». L’amour reste essentiel à ses yeux mais évolue selon les périodes de vie. Elle garde une tendresse sincère pour ses amours passés et entretient de bonnes relations avec les hommes qu’elle a aimés.

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Migmar et Nyima : une maternité tardive et assumée

L’adoption de Migmar en 2014

Véronique Jannot devient maman pour la première fois à 57 ans en adoptant Migmar, une jeune Tibétaine orpheline. Leur rencontre remonte à 2005 lors d’un voyage au Tibet organisé par l’association Graines d’Avenir, fondée cette même année par l’actrice pour soutenir les enfants tibétains en exil. Initialement marraine de l’enfant, elle lui offre un téléphone et elles se parlent chaque semaine. Véronique Jannot passe alors un mois en Inde chaque année et Migmar commence à « habiter totalement » la comédienne. Sans projet d’adoption initial, leur rencontre déclenche naturellement ce processus. En 2012, l’adoption devient officielle et Migmar arrive en France, prenant le nom de Migmar Jannot. Une anecdote touchante illustre leur lien maternel : lors de leurs premières rencontres, quand Véronique lui demande comment l’appeler, la jeune fille répond spontanément « maman ».

Une relation fusionnelle avec Migmar

La relation entre Véronique et Migmar est complice, voire fusionnelle. La jeune femme découvre une passion pour l’audiovisuel et souhaite devenir metteuse en scène, domaine où sa mère peut la conseiller. Aujourd’hui âgée de 22 ou 23 ans, Migmar travaille dans l’audiovisuel et anime une chaîne YouTube. L’adaptation en France s’est bien passée après avoir vécu 15 ans en Inde, malgré quelques remarques désagréables de jeunes de son âge. Fin 2023, Véronique Jannot confie dans Ciné Télé Revue que le lâcher-prise a guidé l’éducation de Migmar. Elle rappelle qu’aucun parent n’évite les tensions, particulièrement durant l’adolescence, dans un monde qui change rapidement.

Nyima, le second fils adopté en 2025

À l’occasion de la Fête des mères 2025, Véronique Jannot annonce être devenue maman pour la seconde fois à 68 ans en adoptant Nyima. Elle partage cette nouvelle sur Instagram avec une photo où elle pose aux côtés de son fils souriant. Nyima est le cousin de Migmar, renforçant ainsi les liens familiaux tibétains. Pour l’actrice, offrir la sécurité à ses enfants reste primordial : « parce qu’une mère c’est solide, c’est un amour inconditionnel, un pilier ». Bien qu’elle reconnaisse ne pas avoir l’âge d’être maman, cette maternité tardive répond à un besoin profond d’offrir stabilité et affection à des jeunes qui en ont besoin.

Le parcours médical qui a mené à l’adoption

Le cancer à 22 ans et la stérilité

À 22 ans, Véronique Jannot reçoit un diagnostic de cancer du col de l’utérus. La chimiothérapie la rend stérile, bouleversant son existence. Elle témoigne : « Ça a été un choc, un traumatisme. Tout était remis en question ». Le traitement médical crée un cycle dont on a du mal à sortir. La chimiothérapie provoque des dépressions et complique le maintien de la joie de vivre. Véronique décide finalement d’arrêter ce traitement. Son impossibilité d’avoir un enfant biologique la conduira, des décennies plus tard, vers l’adoption. Cette épreuve de santé forge sa résilience et influence profondément ses choix de vie futurs.

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L’accueil de Migmar dans sa vie

Devenir maman à 57 ans représente un bouleversement majeur. Véronique Jannot le décrit comme « un tsunami », d’autant plus que Migmar n’était plus une petite fille mais une adolescente « avec tout son bagage d’amour, d’envies, de colère, de frustrations, toute son histoire ». Pendant deux ou trois ans, elle se concentre exclusivement sur Migmar pour lui donner des repères solides. Sa propre mère, avec qui elle entretenait une relation fusionnelle, trouve difficile de la voir moins souvent. Véronique regrette que sa mère, décédée il y a quatre ans, n’ait pu partager davantage avec Migmar. Elle décrit sa mère comme une femme au caractère affirmé, cultivée et avant-gardiste. Cette transmission intergénérationnelle aurait enrichi la construction familiale.

La place du compagnon dans l’adoption

Le compagnon de Véronique Jannot n’a pas adopté Migmar, non par manque d’acceptation mais par respect du choix de sa partenaire. Il a accompagné cette aventure avec beaucoup d’amour et aurait aimé adopter la jeune Tibétaine avec elle. L’actrice reconnaît que cette situation n’a pas été facile pour lui : « mais ça m’appartenait ». Elle a peut-être voulu vivre cette adoption « égoïstement un peu seule » mais en avait « terriblement besoin ». Cette dynamique familiale illustre comment chaque membre trouve sa place selon des besoins et des désirs différents. Aujourd’hui, le compagnon fait pleinement partie de cette famille recomposée aux côtés de Migmar, Nyima et leur mère adoptive. Les valeurs du bouddhisme que pratique Véronique guident sans doute cette acceptation mutuelle et ce respect des chemins individuels au sein d’un projet collectif.

Pete
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