William Sheller a toujours cultivé une transparence rare concernant sa vie privée, n’hésitant jamais à lever le voile sur les zones d’ombre de son existence. L’auteur-compositeur-interprète français, né le 9 juillet 1946, s’est confié à plusieurs reprises sur son orientation sexuelle et ses relations sentimentales complexes qui ont façonné son identité. Dans son autobiographie de plus de 500 pages intitulée « William », publiée aux éditions des Équateurs, il dévoile les aspects les plus intimes de sa vie affective. Ces révélations témoignent d’un parcours sentimental atypique, marqué par deux histoires d’amour majeures qui ont profondément influencé son existence. L’artiste accepte désormais de partager publiquement les fragments de sa vie amoureuse qui ont longtemps nourri sa créativité musicale.
Nelly et Peter, les deux amours qui ont marqué sa vie
Nelly, le grand amour de sa vie
Nelly représente pour William Sheller l’unique véritable amour de sa vie, celle qui a occupé une place centrale dans son cœur. Cette relation profonde s’est néanmoins terminée lorsque Nelly a souhaité se séparer pour fonder une famille avec un autre homme et avoir des enfants. Le chanteur avait déjà deux enfants, Johanna née en 1971 et Siegfried né en 1972, issus de sa relation avec Marianne. Malgré cette rupture sentimentale, les liens entre eux sont restés intacts au fil des années. William a même été présent aux mariages des enfants de Nelly, preuve d’une amitié indéfectible. Étonnamment, Nelly a joué un rôle particulier en encourageant et facilitant la relation entre William et Peter, manifestant une ouverture d’esprit remarquable pour son équilibre personnel.
Peter, le compagnon masculin durant six ans
La rencontre avec Peter s’est produite dans des circonstances extraordinaires à Paris. William marchait dans la capitale après avoir consommé de l’ecstasy et du LSD lorsqu’il aperçut Peter s’approchant de lui. L’impression de voir son double fut immédiate tant leur ressemblance physique était frappante. Peter le suivit et lui dit simplement : « Bon, on va aller jusqu’où ? » Cette relation qualifiée d’homo-romantisme ou de bi-romantisme dura six années entières. Peter était présent quand Nelly n’était pas là, créant une dynamique particulière acceptée par cette dernière. La relation n’était pas principalement sexuelle, mais comportait des moments d’intimité physique selon les confessions du compositeur. Comme Jonathan Halls : biographie, livres et vie privée avec Maryse Burgot révèle les secrets d’un autre écrivain, William Sheller expose sa vérité sans fard. La rupture survint après six années lorsque Peter développa des problèmes de dépendance graves. Un soir, complètement ivre, Peter faillit les tuer en voiture, incident qui précipita la fin définitive de cette histoire.
Son rapport à la bisexualité et son évolution vers l’asexualité
William Sheller s’est toujours considéré comme bisexuel après avoir principalement fréquenté des femmes durant sa jeunesse et sa carrière musicale. Son analyse de son propre parcours sentimental révèle une évolution constante de sa compréhension de lui-même. Il utilise le concept de bi-romantisme pour qualifier précisément sa relation avec Peter, reconnaissant un fond de bisexualité même si la dimension physique n’était pas centrale. Aujourd’hui, à 78 ans, le chanteur évoque ouvertement son orientation actuelle vers l’asexualité. Il affirme faire partie des 9% d’hommes dont l’orientation sexuelle est l’asexualité, une orientation affective qui touche un faible pourcentage de la population masculine. Son quotidien est désormais bien moins actif sur le plan des relations intimes.
- Reconnaissance de sa bisexualité après des années de relations principalement hétérosexuelles
- Définition personnelle de son homo-romantisme avec Peter durant six années
- Évolution vers l’asexualité qu’il assume publiquement aujourd’hui
- Transparence remarquable sur des sujets encore tabous dans le milieu artistique
Le courage de ces confidences publiques sur des sujets encore tabous pour de nombreuses personnalités du spectacle mérite d’être souligné. Sa transparence contribue à normaliser la diversité des orientations sexuelles et affectives dans la société française. William Sheller prouve qu’un artiste peut parler librement de son identité sans craindre le jugement, ouvrant ainsi la voie à d’autres pour exprimer leur vérité personnelle.



