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Tinder : Une journaliste dévoile les données collectées par l’application

L'application collecte et enregistre tout, y compris les détails les plus intimes

Tinder U, juste pour les étudiants

Une journaliste britannique a demandé à l’application Tinder de lui transmettre les données collectées la concernant. De ses “J’aime” sur Facebook à ses préférences sexuelles, toute la vie privée de la journaliste était exposée à travers les 800 pages de données recueillies.

Décidément, l’application Tinder fait parler d’elle en ce moment. Après le rendez-vous caca qui avait fait le buzz, une journaliste aurait fait certaines découvertes. L’application Tinder collecterait beaucoup plus de données personnelles que ce que l’on imagine. La journaliste du site The Guardian a demandé à l’application de lui envoyer la totalité des données collectées la concernant. Elle a découvert que Tinder connaissait quasiment tout de sa vie privée.

Des conditions d’utilisation négligées par les utilisateurs

Peu de personnes lisent la totalité des conditions d’utilisation avant d’installer une application. Le fait de cliquer mécaniquement sur “J’accepte” est même devenu un réflexe tant les applications pour smartphones sont nombreuses. Pourtant, ces contrats sont extrêmement importants. Ces documents rédigés par des juristes établissent en effet les règles de collecte, d’exploitation et de dissémination des données personnelles. C’est le cas pour l’application Tinder, qui recense 50 millions d’utilisateurs.

Judith Portail est revenue sur les conditions d’utilisation de l’application de rencontre dans un article publié sur le site de The Guardian le mardi 26 septembre. La journaliste a révélé que Tinder avait accès à des informations particulièrement intimes sur ses utilisateurs. Pour ce faire, Judith Portail a demandé à l’entreprise Match Group, propriétaire de Tinder, de lui faire part de toutes les données recueillies à son sujet.

Tinder a accès à vos données les plus intimes

La journaliste, qui est une utilisatrice régulière de l’application, a fait cette demande en mars dernier. Tout citoyen européen est d’ailleurs autorisé à faire cette requête, comme le stipule la directive européenne sur la protection des données.

Tinder a recueilli plus de 800 pages d’informations sur Judith Portail. Ces données vont de ses “J’aime” sur Facebook à ses photos partagées sur Instagram. Son niveau d’études et le profil des hommes pouvant l’intéresser étaient également recensés dans l’ensemble des données. Tinder avait également la possibilité de tracer et dater chaque conversation que la journaliste a eue sur l’application.

En mesure de dresser un portrait détaillé de chacun de ses membres, l’application de rencontres connaît donc parfaitement ses utilisateurs. Certains détails intimes, tels que les préférences sexuelles des membres de la communauté Tinder, n’échappent pas à la collecte. Ayant accès aux messages que vous envoyez à vos potentiels “matchs”, Tinder pénètre ainsi en toute légalité dans votre jardin secret.

Un porte-parole de Tinder a tenu à défendre cette collecte de masse. Il a en effet déclaré :

Nos outils de mise en relation prennent en compte divers facteurs pour afficher des correspondances potentielles afin de personnaliser l’expérience pour chacun de nos utilisateurs

La collecte de ces données permet également de faire de la publicité ciblée. Ces informations peuvent néanmoins provoquer des ravages si elles se retrouvent entre des mains mal intentionnées. La politique de confidentialité de Tinder affirme d’ailleurs très clairement que ces données peuvent ne plus être sécurisées. Si les conditions d’utilisation des applications dépassent parfois les vingt pages, il est donc parfois judicieux d’y jeter un œil. Cela permet de comprendre à quel point notre vie privée risque d’être exposée.

Publié le mercredi 27 septembre 2017 à 12:11, modifications mercredi 27 septembre 2017 à 19:31

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