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Téléphonie : Bientôt la fin des zones blanches en France

Après six mois de négociations, les quatre opérateurs de téléphonie mobile ont accepté de débourser près de 3 milliards d’euros pour en finir avec les zones blanches en France.

Dans une interview dans les colonnes du Journal du Dimanche publié dimanche 14 janvier, Julien Denormandie, le secrétaire d’État à la Cohésion des territoires, a annonce un « accord historique ». En effet, les quatre opérateurs de téléphonie mobile (Bouygues Telecom, Orange, SFR, Free) ont accepté d’investir plus de trois milliards d’euros dans le but d’éliminer les zones blanches. Ainsi, grâce à cet accord avec le gouvernement, « il n’y aura plus de zones blanches, identifiées par les élus locaux, où des Français vivent sans avoir accès à une téléphonie de qualité ». Julien Denormandie a évoqué une échéance à trois ans.

L’Etat ne déboursera rien

Le secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires a précisé que chacun des quatre opérateurs devant notamment fournir « 5.000 installations supplémentaires », soit 20.000 au total.

Nous allons faire en trois ans ce que nous avons fait jusqu’ici en 15 ans pour déployer la téléphonie mobile !

En outre, les opérateurs se sont engagés à couvrir les principaux axes de transport. Et notamment les 30.000 km de lignes ferroviaires, lignes de TER comprises. Julien Denormandie, qui a écarté tout financement de la part de l’État.

Pas un centime d’argent budgétaire !

A-t-il assuré. En effet, selon lui, le gouvernement a renoncé à mettre aux enchères le renouvellement à venir de fréquences « en contrepartie d’une accélération massive de vos déploiements d’infrastructures ».

Enfin, l’accord prévoit également un déploiement « massif » de la 4G.

D’ici à 2020, plus de 10.000 communes qui sont aujourd’hui en 2G ou 3G passeront à la 4G.

A-t-il assuré, convaincu que les opérateurs tiendront leurs engagements.

L’ensemble du deal est contraignant, avec des obligations assorties de sanctions, et non de simples engagements.

A-t-il détaillé en précisant que l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) en serait le garant.

Enfin, Julien Denormandie a reconnu que les investissements passés des opérateurs « n’avaient pas été suffisants ». A la fois en montant et en rythme de déploiement dans les zones peu peuplées. De plus, les échéances fixées par les gouvernements précédents, lors de leurs plans successifs pour réduire les zones blanches n’ont n’ont pas toujours été respectées, selon le secrétaire d’Etat

Publié le lundi 15 janvier 2018 à 8:43, modifications lundi 15 janvier 2018 à 8:43

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