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La Silicon Valley riposte au décret anti-immigration de Trump

Le décret anti-immigration signé par Donald Trump n’en finit pas d’être contesté aux Etats-Unis. Les géants de la haute-technologie américaine veulent frapper fort pour manifester ensemble leur désaccord.

Par ce décret, Donald Trump interdit l’entrée aux ressortissants de sept pays de confession à majorité musulmane : Iran, Irak, Yémen, Somalie, Soudan, Syrie et Libye. Mais les grandes entreprises de la Silicon Valley et de l’Etat de Washington, avec leurs milliers d’employés immigrés ou étrangers, ne comptent pas se laisser faire. Facebook, Apple, Google, Amazon ou encore Microsoft réagissent aux actions du gouvernement Trump jugées “tellement anti-américaines que ça fait mal” par Reed Hastings, directeur de Netflix.

Outre la participation aux manifestations qui ont lieu dans les aéroports, les dirigeants de Google ont annoncé qu’ils allaient débloquer un fonds d’urgence de quatre millions de dollars pour aider leurs employés concernés. Quant à Airbnb, la firme a expliqué vouloir fournir un logement gratuit aux personnes affectées par le décret.

Une action judiciaire commune

Tim Cook, PDG d’Apple, a rappelé l’importance de l’immigration pour une firme dont le fondateur, Steve Jobs, avait des parents syriens.

Satya Nadella, directeur général de Microsoft, a de son côté commenté son statut d’immigré :

En tant qu’immigré et PDG, j’ai vécu et vu l’impact positif que l’immigration a dans notre entreprise, pour le pays et pour le monde. Nous continuerons de défendre ce sujet important.

La chaîne de cafés Starbucks s’est engagée à recruter des réfugiés dans les 75 pays où est présent le groupe. Le géant du café va commencer par engager les réfugiés ayant travaillé pour l’armée américaine, comme interprètes notamment.

D’après l’AFP, les représentants de l’industrie de pointe ont décidé de monter une action judiciaire commune contre le décret anti-immigration. Une réunion, prévue prochainement, devrait rassembler des entreprises comme la plateforme Pinterest, l’éditeur de jeux vidéo Zynga ou encore le moteur de recherche Mozilla.

Basés près de Seattle dans l’état de Washington, Microsoft, mais aussi le spécialiste du e-commerce Amazon et le voyagiste Expedia se sont joints à la plainte du ministre de la Justice de l’Etat. Celui-ci réclame l’arrêt immédiat de l’application du décret estimé “inconstitutionnel”.

 

Publié le jeudi 2 février 2017 à 10:16, modifications jeudi 2 février 2017 à 9:51

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