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L’exoplanète la plus proche de la Terre pourrait bien être habitable

L’exoplanète Proxima Centauri b abritera peut-être un jour une colonie terrienne !

Proxima Centauri est le système planétaire le plus proche de la Terre au sein de notre Galaxie. Situé à seulement 4,2 années-lumières de la Terre, il abrite pourtant une exoplanète située dans la zone habitable de son étoile. Mais en appliquant plusieurs modèles, des scientifiques en sont venus à la conclusion que cette planète pouvait accueillir la vie !

Une découverte fascinante

Cette découverte avait défrayé la chronique en 2016, mais nous apprenons aujourd’hui que la planète en question, nommée Proxima Centauri b, pourrait carrément être colonisable ! Située à 4,22 années-lumières de la Terre (soit près d’un demi milliard de milliard de kilomètres tout de même), elle est 1,27 fois plus massive que la Terre et possède une période orbitale de 11,18 jours. Pourtant, celle-ci est plus proche de son étoile que Mercure (connue pour ses condition climatiques infernales) ne l’est du soleil. Cela s’explique par le fait que l’étoile de ce système est une naine rouge, bien moins puissante et chaude que la nôtre. 

Située à 7,5 millions de kilomètres de celle-ci, elle se situe ainsi en plein dans la zone habitable, une région permettant aux planètes de développer des conditions climatiques optimales pour l’émergence de la vie. Ainsi, si cette planète possède de l’eau à sa surface (et d’après une récente étude, c’est probablement le cas !), celle-ci pourrait s’y trouver sous une forme liquide ! Toutefois, nous sommes pour l’instant incapables de savoir si Proxima Centauri b possède une atmosphère, ou d’avoir d’autres caractéristiques plus précises la concernant, comme la forme de son orbite.

D’après de nombreux chercheurs, le système de rotation de la planète serait synchrone. Cela signifie que c’est toujours la même face de la planète qui est exposée à son étoile, tandis que l’autre reste en permanence plongée dans une nuit profonde. La face lumineuse présenterait donc des températures très élevées, et il faudrait se positionner dans la zone de transition entre les deux faces pour y voir de l’eau sous forme liquide.

Une planète vraisemblablement habitable

Une équipe de chercheurs issus de l’institut d’études spatiales Goddard de la NASA et menée par le planétologue Anthony Del Genio s’est penché sur le cas fascinant de cette planète à la fois si proche et si éloignée de la nôtre. Grâce à plusieurs simulations, ces derniers ont pu montrer que l’étendue d’eau présente à sa surface pouvait être beaucoup plus important que ce que nous pensions.

Mais les chercheurs sont même allés plus loin, en affirmant qu’il y avait de très fortes chances pour que Proxima Centauri b soit habitable. C’est en tout cas ce qu’a déclaré Anthony Del Genio dans le communiqué de presse accompagnant la parution de l’article dans la revue Astrobiology. Cela signifie donc que la vie pourrait en effet s’y développer.

D’après les chercheurs, la planète serait rocheuse, avec une atmosphère et un océan à sa surface, qui, comme sur Terre, serait traversé par d’importants courants marins. Cela permet ainsi à certains endroits de l’astre d’être plus chauds qu’ils ne devraient l’être, avec un mécanisme similaire au Gulf Stream sur Terre. Certaines régions côtières pourraient donc être assez douces pour permettre à des micro-organismes de s’y développer.

18 simulations pour le prouver

Les scientifiques ont effectué 18 simulations avec des paramètres différents afin d’estimer le potentiel d’habitabilité de la planète. Et dans tous les cas, même en changeant ces caractéristiques comme le niveau de sel dans l’océan ou la proportion de terres émergées, ils sont arrivés au même résultat : Proxima Centauri b présente toujours d’importantes parcelles de son océan sous forme liquide, et peut abriter la vie. 

Pour en avoir le cœur net, il faudra toutefois déterminer avec certitude si la planète possède bel et bien un océan ainsi qu’une atmosphère assez épaisse pour garantir un équilibre climatique sur le long terme. La nouvelle génération de télescopes spatiaux comme le JWST (James Webb Space Telescope) de la NASA qui sera lancée en 2021, permettront peut-être d’éclaircir ce mystère en apportant de nouvelles données plus précises sur cette exoplanète fascinante.

Publié le vendredi 21 septembre 2018 à 17:25, modifications vendredi 21 septembre 2018 à 17:28

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