Sci-Tech

La Nasa a lancé avec succès le satellite Tess à la recherche de planètes potentiellement habitables.

La Nasa a lancé avec succès le satellite Tess. Pendant deux ans, le successeur de Kepler devrait être capable de détecter près de 20.000 exoplanètes dans la voûte céleste.

La Nasa a lancé avec succès mercredi 18 avril le satellite Tess. Le Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS) est un nouveau télescope, d’un coût de 337 millions de dollars (soit 272 millions d’euros).

Il a été conçu pour rechercher des planètes d’une taille comparable à celle de la Terre et susceptibles d’abriter la vie. Ainsi, l’engin, de la taille d’une machine à laver, a été lancé à 18h51 (00h51 heure de Paris) depuis Cap Canaveral, en Floride.

Remplacement du satellite Kepler

En outre, TESS doit prendre la succession de Kepler. Il s’agit du premier télescope du genre lancé en 2009 par l’agence spatiale américaine. Or, le satellite va bientôt se retrouver à court de carburant. Toutefois, en neuf ans Kepler a découvert au moins 2.343 exoplanètes. Parmi elles, une trentaine sont dites « habitables ». En effet, elles sont situées à suffisamment bonne distance de leur étoile. Et si l’eau existe à leur surface, elle est présente à l’état liquide.

Quant à Tess, moins de 10 minutes après le décollage de la fusée Falcon 9 de la société SpaceX, le premier étage de la fusée a atterri, comme prévu, sur un navire autonome dans l’océan Atlantique. Les deux panneaux solaires de l’engin spatial se sont déployés avec succès une heure plus tard. A présent, le télescope va passer deux mois à se frayer un chemin jusqu’à son orbite finale. Les premières données scientifiques délivrées par le satellite sont attendues en juillet.

A la recherche de nouveaux mondes

Au cours des deux prochaines années, TESS aura pour mission de scanner plus de 200.000 des étoiles les plus brillantes au-delà de notre système solaire, à la recherche d’exoplanètes dans leur orbite.

Ainsi, comme Kepler, TESS détectera des planètes lorsqu’elles passeront devant leur étoile dont elles estompent momentanément la lumière. Or, cela permettra ensuite aux astronomes d’en tirer des conclusions sur leur taille, leur masse. Et sur leur orbite.

On pourrait même trouver des planètes dans l’orbite d’étoiles qu’on peut voir à l’œil nu.

A déclaré aux journalistes Elisa Quintana, chercheuse sur le programme TESS.

Dans les toutes prochaines années, on pourra probablement sortir. Et pointer une étoile tout en sachant qu’elle a une planète.

En effet, grâce à ses quatre caméras à la résolution de 16,4 mégapixels, le satellite pourra passer en revue une portion de la sphère céleste 350 fois plus vaste que Kepler.

Il y a encore quelques décennies, l’idée de trouver des planètes habitables était un pur fantasme.

A rappelé Paul Hertz, directeur de la division d’astrophysique de la Nasa.

Les êtres humains se sont toujours demandé si nous étions seuls dans l’univers. Et jusqu’il y a 25 ans les seules planètes que nous connaissions étaient les huit de notre système solaire. Mais depuis, nous avons trouvé des milliers de planètes en orbite autour d’autres étoiles. Nous pensons que toutes les étoiles de notre galaxie doivent avoir leur propre famille de planètes.

A-t-il ajouté.

 

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Publié le samedi 21 avril 2018 à 15:13, modifications samedi 21 avril 2018 à 10:37

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