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Facebook : le bouton “downvote” est-il une étape avant le “dislike” ?

Facebook veut faciliter le signalement, par les internautes, des commentaires problématiques. Il ne s’agit pour le moment pas d’un bouton « je n’aime pas ». Mais le réseau social est-il en train de reculer pour mieux sauter ?

Un bouton “downvote” est actuellement testé auprès d’une partie des utilisateurs américains de Facebook. L’idée ? S’appuyer sur la communauté pour le nettoyage des commentaires. Mais, ne peut-on pas aussi y voir un bouton “dislike” qui ne dit pas son nom ?

Un test pour la modération

C’est un nouveau bouton qui est apparu très discrètement. Sur environ 5% des utilisateurs américains de Facebook (sur l’application Android en anglais). Au pied d’un commentaire, il est désormais possible de cliquer sur “Downvote”. Quel intérêt ? Selon les explications du réseau social, une telle action aurait plusieurs conséquences :

  • Faire disparaître un commentaire de votre flux
  • Le rendre moins visible aux autres utilisateurs
  • La possibilité d’un signalement comme “hors sujet”, “offensant” ou “trompeur”

Cela signifie pour Facebook, un double avantage. Tout d’abord, externaliser une partie de sa modération. On le sait, les effectifs du réseau social se montrent encore parfois largement insuffisants. Surtout, ils manquent parfois de recul. En laissant la main aux internautes, on compte sur l’intelligence collective, telle qu’on peut la voir à l’action dans la trailer de la série Wisdom of the Crowd. (trailer ci-dessous)

Surtout, le réseau pourra aussi acquérir de nouvelles informations sur ce qui plaît ou non à ses internautes. A l’heure où l’idée est de laisser plus de place aux contenus des amis et proches, ce n’est clairement pas un facteur à négliger dans le choix de l’entreprise.

S’agit-il d’un bouton “dislike” ?

Une fois ces informations posées sur la table, une seule vraie question demeure réellement. S’agit-il ou pas d’un bouton “dislike” ? Celui-ci est réclamé avec insistance depuis plusieurs années par les internautes. Mark Zuckerberg a expliqué à plusieurs reprises qu’il n’en voulait pas, Facebook devant être un lieu d’échanges positifs et de pas de rejet. Pourtant, les similitudes semblent évidentes.

Les réactions des utilisateurs ont été tellement importantes sur ce point qu’un porte-parole du réseau social a du commenter : “nous ne testons pas un bouton ‘Je n’aime pas’ “. Reste désormais à voir s’il sera implanté à terme pour tous les utilisateurs et de quelle façon. En 2016, un premier test avait donné naissance aux “Réactions”. Celles-ci permettent aux internautes d’exprimer des sentiments sous la forme d’emoji. Mais, l’agacement, la tristesse ou la joie semblent toujours un peu limités…

Publié le vendredi 9 février 2018 à 17:39, modifications vendredi 9 février 2018 à 23:41

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