Sci-Tech

Etats-Unis : la police utilise les empreintes des morts pour déverrouiller leurs smartphones

Vos empreintes ne meurent pas avec vous. C’est la dure leçon donnée par le FBI aux Etats-Unis qui n’hésite pas à les utiliser pour accéder à des données sensibles sur des smartphones.

Les limites du Touch ID

Le Touch ID a les faveurs des fans d’Apple. Le scanner tactile représenterait une sécurité plus sûre pour votre smartphone. Mais, il a aussi ses limites. Votre doigt mort ne peut pas écrire de code. Mais, il peut livrer son empreinte. C’est ce que n’hésitent pas à faire le FBI et la police.

Le premier cas s’est produit le 8 novembre 2016 dans l’Ohio. Abdul Razak Ali Artan tue plusieurs piétons au volant d’une voiture puis poignarde des passants. Pour la première fois, la police tente de déverrouiller son smartphone avec son empreinte. Mais, ce jour-là, ils ont attendu trop longtemps, l’appareil requiert un mot de passe en plus de l’empreinte relatent nos confrères de Forbes. Ce cas va toutefois ouvrir la porte a une véritable politique du point de vue des forces de l’ordre américaines. A partir de ce moment-là, il devient acceptable même conseillé de recourir aux empreintes d’une personne morte pour débloquer un smartphone et faire avancer une enquête.

Le Face ID, la prochaine étape ?

Alors que le FBI se heurte à Apple pour avoir accès aux données sur les serveurs, cette méthode a, il est vrai, l’avantage de la simplicité. Elle s’utiliserait dans des cas aussi divers que des overdoses pour retrouver un dealer ou des affaires terroristes donc. Surtout, elle ne coûte rien à l’Etat américain. Les autorités étudieraient maintenant comment utiliser la dernière technologie d’Apple, à savoir le Face ID. Selon Marc Roger, un consultant en sécurité, consulté par nos collègues, il n’y aurait pas besoin que le visage reconnu par la technologie soit en vie. Il suffirait juste de remplacer les yeux par une photo de ceux-ci ouverts. Si la technologie n’a pas encore été utilisée, cela ne devrait pas tarder selon les experts.

On ignore si les forces de l’ordre françaises ont aussi recours à cette méthode. Aucune affaire n’a encore été dévoilées sur le sujet. Difficile de savoir si la législation française serait aussi permissive. Pour les Etats-Unis, les experts considèrent qu’une personne décédée n’a pas le droit à la vie privée. Pas besoin de demander l’autorisation à un proche ou de demander un mandat donc.

Publié le mardi 3 avril 2018 à 15:51, modifications mardi 3 avril 2018 à 13:11

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