Sci-Tech

Donald Trump voudrait bien privatiser la Station Spatiale Internationale

L’objectif ? Réduire le coût de ce très cher programme pour les Etats-Unis.

La Station Spatiale Internationale (ISS) a déjà coûté 100 milliards de dollars aux Etats-Unis, entre l’installation et les frais de fonctionnement. Une addition à laquelle Donald Trump aimerait bien mettre fin…

Bientôt 20 ans d’existence pour l’ISS

L’âge de la maturité. Alors qu’elle va fêter cette année ses 20 ans, la Station Spatiale Internationale a bien grandi. Elle a vu passer de très nombreux astronautes et de multiples expéditions scientifiques. Mais, son âge d’or pourrait bientôt toucher à sa fin. En effet, les Etats-Unis, principal bailleur de fonds en auraient marre d’ouvrir le porte-monnaie.

L’objectif de l’administration de Donald Trump est donc de réussir à trouver des partenaires privés. C’est en tout cas ce que révèle un document publié par le Washington Post.

La décision de mettre fin au soutien fédéral direct pour l’ISS en 2025 ne signifie pas que la plateforme elle-même sera retirée de l’orbite à ce moment-là – il est possible que l’industrie puisse continuer à faire fonctionner certains éléments ou capacités de l’ISS dans le cadre d’une future plateforme commerciale

Cet objectif de retrait devrait être atteint progressivement sur les sept prochaines années. Durant ce laps de temps, les Etats-Unis continueront leurs investissements. 150 millions de dollars auraient déjà été provisionnés pour 2019. Le fait que plusieurs acteurs privés comme SpaceX, Bigalow Aerospace et Orbital ATK travaillent déjà avec la NASA est bien entendu un signe clair. Toutefois, tout n’est pas négatif si les fonds sont réattribués sur d’autres projets. C’est par exemple ce que défendait Buzz Aldrin, il y a un peu moins d’un an. Pour lui, l’ISS est trop gourmande et il faut se concentrer sur d’autres objectifs comme Mars.

L’exploration spatiale aux mains du secteur privé ?

Malgré tout, il est fort probable que l’exploration spatiale soit très rapidement entre les mains du privé comme l’illustre l’exemple d’Elon Musk. Grâce à des visées technologiques différentes comme la récupération des lanceurs par exemple ou des objectifs philanthropiques, les envies et la méthode diffèrent bien sûr. Alors que la NASA s’est progressivement retranchée de la conquête spatiale ces dernières décennies, on ne peut que s’en réjouir.

Mais, cela pose aussi d’autres questionnements. Le prochain Thomas Pesquet devra-t-il payer son billet de navette spatiale ou trouver des sponsors privés ? Qui serait propriétaire des terrains situés sur d’autres planètes ? Le traité spatial signé en 1967 entre les Etats-Unis et la Russie se compliquerait sérieusement dans un cadre où les acteurs ne sont plus publics mais privés.

Des écueils restent toutefois encore en place du côté de l’ISS. Avant d’arriver à une privation, un accord international sera nécessaire. Même si les Etats-Unis gèrent la plus grande partie de la Station, ils n’ont pas le pouvoir de prendre des décisions de forme unilatérale.

Publié le lundi 12 février 2018 à 19:13, modifications lundi 12 février 2018 à 16:19

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