Sci-Tech

Des ingénieurs ont appris à une main robotique à faire tourner un cube entre ses doigts en un siècle

Des ingénieurs d’OpenAI sont parvenus à apprendre un mouvement naturel à une main robotique en l’espace de cent ans.

Comment apprendre un comportement humain à un robot ? La question en soulève d’autres et la réponse peut s’avérer bien complexe. Car même pour les plus petits gestes, la mécanique d’un mouvement humain peut être difficile à reproduire par une intelligence artificielle.

Un mouvement simple pour une prouesse d’ingénierie robotique

C’est pourtant le défi que s’est lancé la société OpenAI, une ONG de recherche sur l’intelligence artificielle créée par Elon Musk. Les ingénieurs sont parvenus à enseigner à une main robotisée fabriquée par la société Shadow, l’un des gestes les plus courants du comportement humain : Faire tourner un objet entre ses doigts. Le but étant que la main réussisse à faire pivoter un petit cube. Pour se faire, l’équipe s’est aidée de Dactyl, un algorithme développé par OpenAI.

Le résultat final, visible dans une vidéo mise en ligne lundi 30 juillet est surprenant : Le robot est capable de faire tourner le cube dans sa main et de mettre toutes les faces vers le haut. Avec plus de 50 réussites d’affilée, l’IA a battu son record, habituellement de 13 mouvements complets sans faire tomber le cube.

Cent ans d’entraînement

Pour arriver à ce qui semble en apparence anodin, il aura fallu une centaine d’années. Mais bien évidemment, pas en années réelles puisque ces outils ne sont pas centenaires. OpenAI a opté pour une méthode qui a porté ses fruits, celle de créer un univers virtuel en 3D où la main est représentée.

Dans ce logiciel qui permet un grand nombre de simulations aléatoires bâties à partir des paramètres enregistrés dans les situations d’échec et de réussite, il est possible de simuler un apprentissage qui prendrait plusieurs décennies dans la réalité, en un court laps de temps. Soit 3 ans réels pour un siècle virtuel. En somme, ces univers parallèles virtuels varient à chaque essai pour préparer au mieux Dactyl à exécuter son mouvement.

Cet essai concluant permet de réaliser qu’il est possible d’apprendre quelque chose à un robot en agissant dans le réel via des simulations virtuelles. Le fait de pouvoir virtualiser la multitude d’exemples enseignés à un robot d’ordinaire est une grande avancée qui pourrait permettre de gagner du temps et de d’apprendre des mouvement et des tâches qui à l’avenir pourraient devenir plus complexes.

Publié le jeudi 2 août 2018 à 16:54, modifications jeudi 2 août 2018 à 15:00

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