Sci-Tech

Coupe du monde 2018 : on conaît désormais le mécanisme cérébral qui rend les supporters fous

Le sentiment d’affiliation à un club produirait un élan quasiment familial dans le cerveau de nombreux supporters.

Alors que la coupe du monde de football s’apprête à débuter ce jeudi 14 juin 2018, des chercheurs en neuroscience se sont penchés sur les causes cérébrales du fanatisme de certains supporters. Il semblerait ainsi que le sentiment d’appartenance au groupe, généré par une connexion entre plusieurs aires spécifiques du cerveau, en soit le responsable.

Une étude inédite menée sur des supporters brésiliens

Le comportement de certains supporters de football peut parfois paraître étrange, voire à la limite de la folie pour un observateur extérieur. Le sentiment d’appartenance collective générée par ce sport peut parfois nous faire perdre la raison, comme on peut le constater à travers le phénomène du hooliganisme.

Pour tenter de répondre à ce mystère, des chercheurs français et brésiliens ont mené une étude sur plusieurs supporters brésiliens, dont le sentiment d’appartenance à un club a pu être vérifié. Les neuroscientifiques menés par Jean-Claude Dreher, issu du Centre de neurosciences cognitives à Lyon, ont analysé les mécanismes cérébraux de ces fans de football.

L’étude passionnante qui en résulte a été publié dans la revue Scientific Report, conjointement avec les scientifiques de l’Institut d’Or, située à Rio de Janeiro. 27 supporters des plus grands clubs de foot de cette ville ont été soumis à un test, tandis que leur cerveau était analysé grâce à la technologie d’imagerie par résonance fonctionnelle.

Le mécanisme cérébral du fanatisme sportif

Dans le cadre de cette expérience, chaque participant devait appliquer une pression sur un récepteur. En fonction du niveau de force exercé sur le capteur, le supporter pouvait déclencher trois résultats : obtenir de l’argent pour lui-même, pour des supporters de son équipe de foot, ou pour un groupe extérieur.

L’étude a permis de montrer sans détour que les supporters préfèrent largement faire gagner des fans de leur équipe par rapport aux autres. Jusqu’ici rien de bien surprenant. Mais en analysant leur activité cérébrale pendant l’expérience, les scientifiques ont fait une découverte importante.

En effet, ils se sont rendu compte que 2 zones du cerveau (le cortex orbitofrontal et le cortex cingulaire), qui ont l’habitude de se connecter lorsqu’un individu est face à un membre de sa propre famille, présentaient une activité similaire lorsque les sujets de l’expérience faisaient gagner d’autres supporters.

Le football génère donc un sentiment d’affiliation quasiment familial avec les autres supporters de la même équipe, ce qui permet d’expliquer le comportement fanatique de certains pendant un match. Rappelez-vous en pour cette coupe du monde !

Publié le jeudi 14 juin 2018 à 18:42, modifications jeudi 14 juin 2018 à 17:13

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