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Comment fonctionnent les éclairs de génie au niveau du cerveau ?

Le mécanisme qui permet de créer l’éclair de génie est lié à une synchronisation rapide de nombreuses zones du cerveau.

Eureka ! Tout le monde a déjà eu un éclair de lucidité (plus ou moins génial certes) face à un problème à résoudre. Mais le processus cérébral sous-jacent est longtemps resté méconnu. C’est la raison pour laquelle une équipe de chercheurs américains s’est mise en tête de l’étudier, et leurs conclusions nous permettent de mieux le comprendre.

Un mécanisme cérébral identifié

L’éclair de génie le plus connu de l’histoire est sûrement celui d’Archimède, qui a découvert la poussée qui porte désormais son nom et qui s’exerce sur tout corps plongé dans l’eau en prenant son bas. Il se serait alors exclamé “Eureka”, mot que l’on associe depuis à ce phénomène soudain de compréhension globale mystérieuse.

Pour tenter de comprendre le fonctionnement cérébral sous-jacent, des scientifiques de l’université de Drexel aux Etats-Unis ont utilisé des technologies d’imageries (électroencéphalogramme et résonance magnétique fonctionnelle) sur des sujets en train de résoudre un problème. Et leur première conclusion est passionnante : ils ont remarqué une suractivation dans une partie du cerveau droit nommé gyrus temporal, tandis que le cortex visuel droit (qui, comme son nom l’indique, traite les stimuli visuels) se met en sommeil pendant un éclair de lucidité.

Plusieurs zones du cerveau sont sollicitées

Le problème auquel les participants ont été exposés est plutôt simple : il s’agit d’un anagramme. Ces derniers devaient également préciser si la solution leur était apparue suite à un raisonnement ou grâce à un “coup de génie”. Pendant ce temps, leur cerveau était soigneusement observé par l’équipe de scientifiques.

La mise en sommeil du cortex visuel a tout d’abord été interprété comme un besoin du cerveau de concentrer son énergie sur d’autres zones plus utiles pour la résolution de ce type de problèmes. Mais le siège de l’éclair de génie dans le cerveau est à chercher au niveau du gyrus temporal. En effet, des oscillations très rapides ont été remarquées quelques secondes avant l’apparition de l’éclair. Pour John Kounios, neuroscientifique en charge de cette étude, ces oscillations permettent de synchroniser rapidement l’ensemble du cerveau pour aller puiser les ressources nécessaires à la résolution du problème.

D’après le chercheur, pour favoriser ces éclairs, il faut déjà travailler sur un domaine en particulier en l’approfondissant bien pour favoriser la création de lien rapide entre plusieurs concepts.

Publié le dimanche 8 juillet 2018 à 15:23, modifications dimanche 8 juillet 2018 à 11:51

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