Sci-Tech

Un algorithme permet de prédire la date d’un décès

La mort est-elle vraiment une donnée que l’on peut quantifier et contrôler ? C’est en tout cas ce que tente de faire l’université de Stanford.

Une équipe de chercheurs de l’université de Stanford a mis au point un algorithme d’un genre particulier. Il est capable de prédire la date de décès d’un patient en phase terminale. En s’appuyant sur l’intelligence artificielle, ce programme permettrait d’adapter un programme de soin adapté aux patients dont la fin de vie est proche. C’est le résultat de cette enquête que l’on peut découvrir dans la revue Computer and Society.

Un algorithme précis 90% du temps

Prévoir quand la mort fera son office et pouvoir réagir en conséquence. Voici le défi auquel se confronte une équipe de chercheurs de l’université de Stanford. L’idée n’est pas de pouvoir la stopper, mais d’adapter le traitement des personnes souffrant de maladies incurables. Pour cela, ils ont mis au point une intelligence artificielle. Puis en s’appuyant sur le concept du “machine learning”, ils l’ont nourri. Ils lui ont fait lire et analyser des milliers de dossiers. Ceux de patients atteints de cancers, maladies neurologiques et insuffisances cardiaques.

Résultat ? La mortalité des patients est déterminée avec succès sur une période de trois à douze mois dans 9 cas sur 10. Il est en revanche étrange de noter que le système n’est pas capable d’expliquer aux médecins ou aux scientifiques comment il arrive à ses conclusions. Mais le potentiel reste en revanche très important comme l’explique le docteur Anand Avati qui dirigeait l’équipe.

Nous avons démontré qu’il est possible de créer un modèle pour la prévision de la mortalité toutes causes confondues, et d’utiliser ce résultat comme indicateur de la nécessité d’une consultation sur les soins palliatifs

L’objectif des soins palliatifs est de rendre les derniers jours les moins douloureux possibles. Le but des équipes médicales devient alors de réduire la nausée, les douleurs, la confusion mentale ou encore la perte d’appétit. Les équipes sont aussi en général entraînées pour gérer la peine des patients et de leurs proches. Avec une meilleure capacité prédictive, ces soins pourraient être mieux adaptés. Appliqué à grande échelle, cet algorithme pourrait aussi changer les choses pour les derniers jours des patients. Alors que 80% d’entre eux souhaitent terminer leur vie chez eux, 60% rendent leur dernier souffle à l’hôpital.

Publié le vendredi 26 janvier 2018 à 14:37, modifications vendredi 26 janvier 2018 à 12:02

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