Sci-Tech

47 ans après, les Américains souhaitent remettre un pied sur la lune

Le temps presse pour les Américains. Après que la Chine ait clairement exprimé ses ambitions lunaires, le Vice Président Mike Pence et Donald Trump ont décidé de fixer de nouveaux objectifs à la Nasa afin de réaliser au plus vite une nouvelle exploration spatiale sur la lune.

Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong effectuait ses premiers pas sur la Lune devant des millions de téléspectateurs. Près de 50 ans après ce “bond de géant pour l’humanité”, les États-Unis souhaitent partir à la reconquête du satellite de la Terre.

Une course spatiale sans merci

Ce mercredi 27 mars, le vice-président Mike Pence s’est exprimé au nom de Donald Trump. Le président des Etats-Unis souhaite vivement que des hommes mais aussi des femmes – pour la première fois – soient de retour sur la Lune d’ici 5 ans “par tous les moyens nécessaires”.

Sur ordre du président, la politique officielle de cette administration et des Etats-Unis d’Amérique est de faire revenir des astronautes américains sur la Lune d’ici cinq ans

a déclaré Mike Pence à Huntsville dans l’Alabama.

Un défi de taille pour la Nasa qui avait établi un calendrier progressif d’envoi de robots et d’instruments, avant un atterrissage humain sur la Lune en 2028. Trop tard pour Donald Trump, qui exige que cette expédition lunaire ait lieu avant la fin de son éventuel second mandat.

 Cela ne suffit pas. Nous valons mieux que cela. Cela nous a pris huit ans pour aller sur la Lune la première fois, il y a cinquante ans, alors que nous ne l’avions jamais fait. Cela ne devrait pas nous prendre 11 ans pour y retourner.

A ajouté Mike Pence d’un ton sévère.

Une inertie bureaucratique de la Nasa qui déplaît énormément à l’équipe de Donald Trump au vu de la course spatiale qui se profile actuellement.

Nous sommes engagés dans une course spatiale tout comme dans les années 1960, mais les enjeux sont plus importants.

A rappelé le numéro deux américain avant d’ajouter que la Chine avait elle aussi révélé son “son ambition de saisir l’avantage lunaire” en faisant atterrir un robot sur la face cachée de la Lune.

En clair, Donald Trump et son équipe tentent de recréer une urgence comme Kennedy, qui avait fixé dans les années 60 l’objectif d’aller sur la Lune avant les Soviétiques.

Face à la Chine, et au nom de la science, de la technologie et de l’exploration spatiale, le temps presse donc pour l’Amérique. Mike Pence n’exclut d’ailleurs pas de faire appel aux fusées privées Space X et Blue Origin développées par Elon Musk et Jeff Bezos. Une course spatiale qui déterminera en quelque sorte qui sera la grande puissance du 21e siècle.

Publié le mercredi 27 mars 2019 à 12:52, modifications mercredi 27 mars 2019 à 12:53

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