Tennis

Souvenirs de Roland-Garros : 2003, premier sacre de Justine Hénin

À 21 ans, la Belge aux sept titres majeurs ouvrait son compteur à Paris

Par un mois d’été 2003, Justine Hénin-Hardenne remporte son premier tournoi majeur. Sur les terres ocre de la porte d’Auteuil, la Belge domine sa compatriote Kim Clijsters. 6-0, 6-4 devant un parterre de personnalités nationales, venues assister en France à un événement sans précédent dans l’histoire sportive de leur pays.

Le 7 juin 2003, la Belgique connait un moment historique de son sport. Pour la première fois, deux joueuses du Pays s’affrontent lors du tournoi le plus prestigieux de terre battue : Roland-Garros. Justine Hénin, 4e mondiale et 21 ans à l’époque, écarte sa compatriote Kim Clijsters, 19 ans et déjà 2e mondiale. La Wallonne l’emporte sur la Flamande, sur le score de 6-0, 6-4.

Une promesse de Justine Hénin à sa maman

Comme dans les contes de fées, les grandes légendes du sport ont parfois, dans leur parcours, des prémices prémonitoires. Nous sommes en 1992. Justine Hénin est âgée de dix ans. Elle assiste avec sa mère à la finale entre son idole, Steffi Graf et Monica Seles à Roland-Garros. L’Allemande est battue 6-2 3-6 10-8 par la Yougoslave (Seles prendra la nationalité américaine deux ans plus tard). La petite fille dira à sa mère :

Un jour maman, c’est moi qui serai sur ce court et qui gagnerai cette finale

Gotha national et duel des Belgian Sisters

2003 : dans les tribunes, le Roi et la Reine des Belges, ainsi que plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre, ont répondu présent pour l’occasion. De plus, Lleyton Hewitt, ancien leader de l’ATP encourage Kim Clijsters, sa compagne de l’époque. Du côté de Justine Hénin, Pierre-Yves Hardenne, son époux à ce moment là, ne manquait pas à l’appel.
Ainsi, c’est sous ces regards que le duel sororicide des Belgian Sisters aura lieu. Les deux femmes ont été surnommées de la sorte par la presse anglo-saxonne, en clin d’oeil aux Américaines : les Soeurs Williams.

Le film du match

Tétanisée par l’enjeu, Kim Clijsters, pourtant favorite puisque tête de série n°2, n’arrive pas à libérer son jeu. C’est la deuxième fois que la Flamande atteint une finale de tournoi majeur. Elle s’était, deux ans auparavant, hissée au dernier niveau de cette même compétition.

Toutefois, battue en 2001 par Jenifer Capriati, Clijsters a  encore du mal à passer outre la pression. Pour son adversaire, l’occasion est trop belle. La Wallonne, rentrée dans son match, montre un tennis aux frappes cliniques. En 27 minutes, la sentence tombe : 6-0 en faveur de Hénin-Hardenne. Ses 75% de premières balles et son revers croisé long de ligne ont plusieurs fois raison des tentatives ratées de variation de Clijsters.

Sacre et hommage à sa mère disparue

Boostée par le soutien vocal de son fiancé, Kim Clijsters se rebelle dans le second set avec un tennis plus agressif. Elle de-breake  jeu blanc sur le service de Hénin et réussit à coller à 4-4. Mais la démonstration de la Federer féminine continue. Le jeu suivant, Justine Hénin refait le break sur deux coups gagnants du fond de court, avant de remporter le match sur son engagement.
La championne, après avoir couru en larmes dans les tribunes étreindre son mari, émeut à leur tour les spectateurs. Sur le podium, la main sur le coeur, elle dédie cette belle victoire à sa mère, disparue sept ans plus tôt :

Je voudrais dédier cette victoire à ma maman, qui veille sur moi depuis le paradis.
J’espère que tu es très fière de moi, maman

 

Publié le vendredi 8 juin 2018 à 16:11, modifications vendredi 8 juin 2018 à 14:57

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