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Serge Aurier sort du silence : “Je ne suis pas fier de ça”

Il ne s’était pas exprimé dans les médias depuis l’affaire de sa supposée altercation avec des officiers de la BAC, en mai dernier. Dans une longue interview vidéo accordée à CliqueTV, Serge Aurier se confie à coeur ouvert et lève le voile sur tous les sujets récents le concernant.

Révélation incontestable de la saison 2015-2016 au sein du Paris Saint-Germain, Serge Aurier aura connu une année 2016 particulièrement difficile, notamment depuis la diffusion de ses propos tenus à l’égard de Laurent Blanc sur l’application Periscope. Dans une longue interview accordée à CliqueTV, le défenseur ivoirien revient sur ces affaires et n’hésite pas à faire part de ses regrets, notamment sur l’interprétation faite sur certains de ses propos.

Installés dans son jardin bordé de palmier, Serge Aurier et Mouloud Achour passent donc en revue les sujets marquants du moment pour le joueur du PSG, à commencer par la fameuse « affaire Periscope ». Sur cette dernière, et alors qu’il avait employé le terme « fiotte » pour qualifier Laurent Blanc, Serge Aurier se défend ainsi d’avoir blessé qui que ce soit, affirmant :

C’était de la rigolade. Une fiotte c’est quelqu’un qui a peur. C’est pas un mot où j’insulte les mamans ou les papas des gens, c’est un mot qui est peut-être mal placé mais qui n’a pas de grande importance (…) C’est pas méchant.

Ayant visiblement pris conscience de l’impact médiatique pris par cette affaire lui ayant coûté sa place de titulaire lors du match aller opposant le Paris Saint-Germain à Manchester City en Ligue des Champions, le défenseur de 23 ans ne s’arrête pas là dans ses confessions, abordant au passage sa relation avec Nasser Al-Khelaïfi, le président du club :

Je ne suis pas fier de ça. Je me suis excusé pour mon président, parce que je sais très bien qu’il me considère comme son fils. Si j’ai encore envie de rester au PSG, c’est pour lui, parce que si ça ne dépendait que de moi, je serais déjà parti.

Visiblement marqué par cette affaire, Serge Aurier affirme également vouloir demander à Periscope des bénéfices, estimant que l’application a joui de sa polémique afin de gagner en visibilité :

Je vais aller voir Twitter aussi (actuel propriétaire de Periscope, ndlr). Ils se sont fait du blé sur mon dos. J’ai le droit d’aller récupérer ce qui m’appartient.

Attestant d’une amélioration certaine dans sa relation avec Laurent Blanc, le joueur parisien aborde ensuite son « affaire » plus récente qui avait fait, il y a quelques semaines, la Une de tous les journaux : celle de l’altercation avec les officiers de la BAC à la sortie d’une discothèque :

C’était violent. (Les policiers) sont sortis de la voiture, m’ont insulté, contrôlé, brutalisé, je ne sais pas si j’ai encore la trace (sur son arcade sourcilière). J’avais aussi la lèvre pétée.

Affirmant ne pas avoir volontairement agressé les policiers, Serge Aurier sera néanmoins jugé en correctionnelle le 26 septembre prochain pour « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Une plainte a également été déposé du côté du défenseur, qui estime être la victime des violences physiques mentionnées.

Publié le jeudi 23 juin 2016 à 9:43, modifications jeudi 23 juin 2016 à 8:19

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