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JO de Rio : Polémique autour de la disqualification d’Aurélie Muller

Disqualifiée malgré une arrivée en seconde position lors de l’épreuve de 10km nage libre, hier, Aurélie Muller a finalement hérité de la sanction maximale alors que celle-ci aurait simplement pu être rétrogradée d’une place. Une décision des juges qui fait aujourd’hui polémique…

C’est sans doute l’une des arrivées les plus controversées de l’histoire de la nage en eau libre. Bloquée sur le côté au moment de toucher le plot d’arrivée, lundi 15 août, Aurélie Muller n’a eu d’autre choix que de se décaler sur la droite afin d’obtenir la médaille d’argent qui lui semblait toute destinée. Prise dans une lutte acharnée au coude-à-coude avec l’Italienne Rachele Bruni, la Française a bousculé sa concurrente pour éviter la bouée lui faisant face. Résultat : malgré une arrivée en deuxième position, les juges ont décidé de disqualifier la Française, la privant ainsi de médaille et de troisième place.

En effet, alors qu’ils auraient simplement pu attribuer la troisième place à Aurélie Muller, les officiels ont finalement opté pour la sanction maximale, offrant ainsi le bronze à la quatrième de l’épreuve, la Brésilienne Poliana Okimoto.

Mais alors, que dit le règlement de la Fédération Internationale de Natation dans ce genre de situation ? Deux cas de figure : en cas de contact intentionnel, un premier avertissement doit être distribué avant qu’un carton rouge ne vienne sanctionner un deuxième manquement à la règle. Une option visiblement ignorée par les juges, aucun carton n’ayant été adressé à la nageuse tricolore.

C’est donc à l’article « OWS 6.3.2. », seconde option à disposition des arbitres, que ceux-ci ont décidé d’avoir recours, ce dernier permettant de disqualifier immédiatement un nageur qui commet un acte jugé comme « anti-sportif ». Une décision sans doute appuyée par le fait que, dans les derniers mètres de course, Aurélie Muller gène considérablement son adversaire.

JO de Rio : Polémique autour de la disqualification d'Aurélie Muller

Philippe Lucas, l’entraîneur de la Française, a appris la disqualification de sa protégée alors que celui-ci faisait part de toute satisfaction quant aux performances de la nageuse devant les caméras de télévision (voir vidéo ci-dessus).

De son côté, la Fédération Française de Natation a porté réclamation suite à la polémique suscitée par cette décision arbitrale, annonçant au passage être prête à se saisir directement du Comité olympique.

Publié le mardi 16 août 2016 à 12:00, modifications jeudi 18 août 2016 à 19:24

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