Sport

Jeux Olympiques de Rio : La délégation russe sera-t-elle présente ?

La Fédération internationale d’athlétisme a voté vendredi la prolongation de la suspension de la Fédération russe d’athlétisme. Toutefois, le CIO pourrait définir des modalités particulières pour les athlètes « propres » et n’appartenant pas au « système de dopage russe ».

Si l’espoir d’un réponse favorable aux athlètes russes a subsisté jusqu’au dernier moment, la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a décidé, sans grande surprise, que malgré les récents « progrès et efforts », la Russie devait être sanctionnée. En effet, les sportifs doivent assumer la responsabilité d’avoir triché, mais surtout d’avoir poursuivi la supercherie après les premières condamnations de novembre dernier.

La pression des derniers jours était sans précédent, avec des interviews et des articles à connotation négative qui ont indéniablement influencé la décision de l’IAAF.

A confié Mikhail Boutov, le secrétaire général de la Fédération russe.

Pour Vladimir Poutine, qui a fait du sport un pilier idéologique de son régime, la suspension totale et non individuelle, est injuste et «ne s’inscrit pas dans le cadre d’un comportement civilisé». Le président russe mise sur un arrangement avec «les collègues des institutions antidopage et le Comité olympique international (CIO)».

En effet, si la décision de l’IAAF peut paraître sévère de prime abord, elle laisse, malgré tout, une issue de secours aux athlètes russes qui n’ont rien à se reprocher. Ainsi, ceux qui n’ont pas été contrôlés positifs et qui seront en mesure de prouver «qu’ils n’ont pas fait partie du système de dopage» pourront alors concourir aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro au Brésil, en août prochain.

Il sera possible à des athlètes qui ne sont pas impliqués dans le système russe mais qui font partie d’un programme extérieur à la Russie et efficace contre le dopage de faire une demande spéciale.

A expliqué Sébastien Coe, le président de l’IAAF.

Cela se fera selon les modalités que va définir le Comité International Olympiques (CIO) qui se réunira à Lausanne (en Suisse), le 21 juin prochain. Le CIO dit soutenir la position stricte de l’IAAF contre le dopage, « conforme à la politique de tolérance zéro du CIO »

Dans un communiqué publié ce samedi, le CIO précise :

L’éligibilité des athlètes pour toute compétition internationale, y compris les jeux Olympiques, est du ressort des fédérations internationales concernées

Cette sentence n’a pas convaincu la double championne olympique de saut à la perche, Yelena Isinbayeva, qui a dénoncé la menace qui place sur la délégation Russe depuis quelques mois :

Il a été suggéré que je participe sous la bannière du CIO, mais cela n’apparaît pas comme une possibilité réelle. Si je participe, ce sera en tant que Russe. Si toute l’équipe russe est suspendue, je le serai aussi.

A-t-elle écrit dans une tribune publiée dans le New-York Times, le 16 juin dernier.

C’est une violation des droits de l’Homme. Je ne vais pas me taire. Je vais prendre des mesures. Je vais saisir une cour des droits de l’Homme. Je vais prouver à l’IAAF et à l’Agence mondiale antidopage qu’ils ont pris la mauvaise décision. La Russie ne se taira pas !

De plus, malgré cette suspension prolongée, la Russie, par le biais d’Alexandr Zhukov, le président du Comité Olympique russe, entend demander une autorisation de participer à ces 31ème Jeux Olympiques pour au moins 80 de ses athlètes

Publié le dimanche 19 juin 2016 à 9:03, modifications samedi 18 juin 2016 à 17:35

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