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Qui est Frank McCourt, le nouveau propriétaire de l’OM ?

Lundi 29 août, Frank McCourt, un investisseur américain, prenait officiellement la tête de l’Olympique de Marseille, succédant ainsi à Robert – décédé en 2009 – et à Margarita Louis-Dreyfus. Bien que la nouvelle ait été accueillie avec joie par les supporters du club phocéen, les Dodgers, ancienne propriété de Frank McCourt, ont quant à eux un souvenir mitigé de celui qui a laissé derrière lui un sillon de dette et de dévastation…

Après plusieurs mois de négociations et de spéculations, l’information est désormais tombée hier, lundi 29 août 2016 : l’Olympique de Marseille a enfin trouvé son repreneur en la personne de Frank McCourt, un homme d’affaires américain ayant notamment possédé l’équipe des Dodgers, la célèbre franchise de baseball de Los Angeles. Attendu comme le messie sur le Vieux port, ce natif de Boston n’a pas laissé qu’un bon souvenir du côté des Dodgers, et c’est le moins que l’on puisse dire.

Les dessous d’un « désastre » financier

En effet, selon Craig Calcaterra, un journaliste sportif de NBC s’étant entretenu avec 20 minutes, le passage de Frank McCourt à Los Angeles a été « un désastre » sur le plan des finances et de la gestion. Un désastre ? Pas pour tout le monde puisque, selon certaines informations, l’homme d’affaires aurait abandonné son aventure avec les Dodgers en 2012, partant par la même occasion avec un chèque de… 2 milliards de dollars, soit plus de cinq fois la somme qu’il avait engagé lors de son rachat, en 2004.

Toujours selon 20 minutes, cette revente du club de baseball aurait été forcée par la Ligue de baseball (MLB), qui a accusé Frank McCourt d’avoir « pillé » la franchise en détournant 189 millions de dollars pour payer des dettes personnelles et se verser, ainsi qu’à des proches, des salaires stratosphériques.

Un parcours à la Donald Trump

Agé de 63 ans, Frank McCourt a un parcours professionnel qui n’est pas sans rappeler celui de Donald Trump. Tout comme le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine, McCourt a fait fortune dans l’immobilier, ce dernier ayant mis un point d’honneur à utiliser la dette comme effet de levier pour investir toujours davantage. Une « technique » qui n’a pas été sans succès puisque, en 2004, l’homme d’affaires de Boston réussit à racheter les Dodgers pour la modique somme de 421 millions de dollars en réalisant la prouesse de ne débourser que 100 millions de capital personnel.

Une fois installé à la tête du club de Los Angeles, Frank McCourt reproduit la même stratégie, dépensant à tour de bras avec un seul petit problème à la clé : ces investissements gigantesques n’ont jamais vraiment porté leurs fruits sur le plan des résultats. Une situation délicate qui n’a pas empêché l’homme d’affaires et sa femme de l’époque, Jamie Luskin, de s’offrir une somptueuse villa estimée à 21 millions de dollars à deux pas du Playboy Mansion.

L’un des divorces les plus coûteux de Californie

Malgré un train de vie au-delà du confortable, McCourt et Jamie Luskin finissent pas se séparer en 2009, devenant ainsi l’un des divorces les plus coûteux de l’histoire de la Californie. Devant une telle publicité négative, la ligue s’en mêle afin de reprendre le contrôle de la franchise, dont les dettes atteignent alors 400 millions de dollars.

Une transaction dont se souvient tout particulièrement Craig Calcaterra :

McCourt a bénéficié d’un timing chanceux. Le marché des droits TV a explosé et les Dodgers étaient en pleine renégociation de leur contrat (…) McCourt a fait fortune en ruinant la franchise.

Et le plan sportif dans tout ça ?

Zéro titre remporté en neuf saisons. C’est le bilan de Frank McCourt à la tête des Dodgers. Réputé pour ne pas trop mettre son grain de sel dans la gestion sportive, le natif de Boston sait en revanche s’entourer de personnes globalement compétentes, déléguant au maximum certaines tâches telles que la représentation médiatique des institutions qu’il possède.

Mais au-delà des résultats en demi-teinte, McCourt n’en reste pas moins un homme particulièrement apprécié de l’opinion publique américaine, cette dernière voyant en lui un authentique passionné de baseball et du sport en général. Une passion qui ne peut être que la bienvenue à l’Olympique de Marseille !

Publié le mardi 30 août 2016 à 11:17, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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