Football

La France a-t-elle gagné la Coupe du Monde 1998 grâce à une “magouille” ?

Et si la victoire de France 1998 était issue d’une petite tricherie ? C’est ce que sous-entend Michel Platini.

C’est quoi cette histoire de magouille ?

C’est une interview de Michel Platini par nos confrères de France Bleu qui tourne désormais en boucle dans tous les médias. L’ancien milieu de terrain français était co-président du comité d’organisation de la Coupe du Monde 1998. Et selon lui, si la France a pu gagner c’est en partie grâce à une petite magouille. Il explique en effet à nos confrères  :

Quand on a organisé le calendrier, on a fait une petite magouille. Si on finissait premier du groupe et que le Brésil finissait premier, on ne pouvait pas se rencontrer avant la finale.

Pourquoi donc un tel choix ? D’un côté on peut le dire, il y a le fait que le Brésil est alors vu comme un véritable épouvantail. Mais aussi, parce que c’est la finale dont tout le monde rêvait.

On ne s’est pas emmerdé pendant six ans à organiser la Coupe du Monde pour ne pas faire quelques petites magouilles. Vous pensez que les autres ne le faisaient pas pour leur Coupe du monde ? France-Brésil en finale, c’était le rêve de tout le monde.

Dans les faits, cette “magouille” comme le dit Platini n’a jamais été cachée. Même si elle n’a pas non plus été criée haut et fort, elle était visible. Par ailleurs, si une des deux équipes ne finissait pas première de sa poule alors les deux équipes pouvaient se rencontrer en quarts de finale. Cela nous aurait alors privé du mythique “et 1, et 2 et 3-0” depuis passé à la postérité.

Et les autres ?

Qu’en est-il de l’argument de Michel Platini sur les autres qui faisaient pareil ? Cela ressemble certes à l’excuse d’un enfant surpris en train de faire une bêtise. Mais, dans les faits, c’est plutôt vrai même si c’est plus compliqué.
En 1994, la Coupe du Monde se joue alors aux Etats-Unis (sans la France). A l’époque les grosses sélections avaient négocié leur ville du premier tour. En raison de la taille du pays, cela ressemblait à une obligation pour ne pas avoir à parcourir de grandes distances. Dans les faits, cela revenait à choisir son groupe.
En 1990, les têtes de série étaient placées dans les différents groupes en fonction de leurs résultats aux mondiaux précédents. Une méthode qui n’a jamais été renouvelée depuis parce que particulièrement opaque.
En 2002, les locaux avaient fait la même chose que la France, en plaçant le vainqueur (les Bleus) et les deux pays organisateurs (Japon, Corée du Sud) dans des poules avant le tirage au sort. En 2006, l’Allemagne avait aussi tout prévu pour ne pas pouvoir rencontrer le Brésil avant la finale. Depuis, tout est plus aléatoire. A moins de souscrire à la théorie des boules chaudes.
Publié le vendredi 18 mai 2018 à 17:04, modifications vendredi 18 mai 2018 à 17:01

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