Football

Hérault : Un joueur condamné à un mois de prison avec sursis pour un tacle assassin

L’auteur d’un tacle poursuivi en justice ? L’affaire vient d’être jugée dans l’Hérault et ce n’est pas une première.

Le tacle, une agression caractérisée

Au Burundi, tacler le président peut vous valoir un tour en prison pour complot. En France, dans l’Hérault, tacler un autre joueur de façon trop violente peut vous valoir un mois de prison avec sursis. L’histoire remonte à avril 2014 et vient d’être jugée. Un joueur de Gignac, une ville située au nord-ouest de Montpellier blesse gravement un de ses adversaires. 

Son adversaire joue pour le club de Saint-Thibéry. Il a été victime d’une fracture du tibia et d’une fracture ouverte d’une cheville. Ses blessures lui valent 240 jours d’incapacité totale de travail explique le Midi Libre. Le juge a décidé de suivre en partie le parquet. Celui-ci considère comme une “véritable agression caractérisée” ce tacle avec “les deux pieds décollés du sol”. Cette décision du tribunal correctionnel pourrait maintenant être suivie de poursuites civiles. Lors de son audition, le joueur auteur du tacle avait nié. Il expliquait que son tacle n’avait pas eu un caractère intentionnel. Heureusement pour Tony Chapron, l’arbitre qui avait taclé un joueur, il avait lui été simplement suspendu pour cette faute.

Comme le soulignent nos collègues de l’Equipe, les poursuites se multiplient désormais pour ce genre d’affaires. Plusieurs cas ont été présentés aux tribunaux. Ainsi, un joueur blessé volontairement en Auvergne avait fait condamner son agresseur au civil. Il avait dû verser plus de 40.000 € à sa victime et à la Caisse primaire d’assurance maladie. 

Publié le vendredi 4 mai 2018 à 15:26, modifications vendredi 4 mai 2018 à 12:35

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