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Football : Qui du Maroc ou des Etats-Unis organisera la Coupe du Monde 2026 ?

Le Maroc vient de rebattre complètement les cartes à quelques semaines du choix de l’organisateur.

C’est une édition qui sera particulièrement scrutée. Après les scandales qui entourent l’attribution des Coupes du Monde 2018 (Russie) et surtout 2022 (Qatar), 2026 doit être l’année du renouveau. Mais, le Maroc est en train de passer du rôle de challenger à favori.

Un trio qui ne passe pas

Les Etats-Unis ont été au premier plan dans l’opération de nettoyage de la FIFA. Et ils espéraient sans doute en tirer les dividendes à l’occasion de la Coupe du Monde 2026. Mais, les choses pourraient bien ne pas se passer comme prévues, la faute à une candidature marocaine particulièrement séduisante.

D’un côté, on trouve donc les Etats-Unis. Ou plutôt une triple candidature Etats-Unis / Mexique / Canada faite au grand dam de Donald Trump. Cette candidature a l’avantage de pouvoir compter plusieurs très grosses économies et des infrastructures déjà construites. Les promoteurs de cette candidature ne manquent d’ailleurs pas d’arguments.

Cette collaboration historique entre trois pays signifie que nous pouvons respecter les nouvelles exigences de ce nouveau format et même faire mieux, et ainsi aider la FIFA à tirer le meilleur parti de ces nouvelles possibilités avec un faible risque opérationnel. Les infrastructures que nous avons déjà en place en sont la base. L’Amérique du Nord abrite les stades les plus grands, les plus écologiques et les plus technologiquement avancés du monde.

explique Sunil Gulati, un des artisans de cette candidature à nos collègues du Monde.

Dans le même temps, la mauvaise expérience de la candidature double Japon / Corée du Sud en 2002 n’est pas oubliée. Surtout, la division entre les trois pays ne se fait pas de façon égale, ce qui pose un problème à certains votants. L’organisation récente d’une Coupe du Monde par les USA (1994), la violence des armes ou encore la personnalité de Donald Trump constituent autant d’arguments qui n’aident pas vraiment cette candidature.

Maroc, le challenger qui monte

De l’autre coté, on trouve donc le Maroc. Longtemps considérée comme perdante, cette candidature est en fait en train de remonter la pente. Le pays a réussi à jouer sur ses forces pour séduire. Ainsi, les stades ont été choisis dans des endroits où se trouvent des sites touristiques ou géographiques de premier plan. Une réponse aux infrastructures nord-américaines, particulièrement séduisanted et surtout sans grandes distances à parcourir. Les infrastructures marocaines seront quant à elles complétées dans les prochaines années selon Moulay Haif Elalaymy, président du comité de candidature marocain.

Le plan de stades intègre cinq enceintes existantes qui seront mises à niveau, ainsi que trois stades ultramodernes en projet, comme le Grand Stade de Casablanca avec ses 93 000 places

D’un point de vue commercial, les horaires sont aussi particulièrement intéressants pour l’Europe et l’Asie, deux marchés majeurs pour la FIFA, sans même parler du reste de l’Afrique. Enfin, c’est d’un point de vue des alliances que le Maroc pourrait faire la différence pour décrocher la Coupe du Monde 2026. En effet, soutenu par la majorité de l’Europe, le pays peut surtout compter sur les 54 votes africains. Rendez-vous le 13 juin 2018, à la veille de l’ouverture de la Coupe du Monde en Russie.

Publié le jeudi 22 mars 2018 à 10:14, modifications jeudi 22 mars 2018 à 9:52

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