Voici les régions françaises qui vont disparaitre dans quelques années 

Par Nassim Terki Publié le 28/05/2024 à 08:04
Montée Des Eaux En France
Montée Des Eaux En France

Sous l'effet implacable des mers, la France perd chaque semaine un précieux morceau de son patrimoine côtier. Il semblerait que des régions se verront englouties sous l'eau dans quelques décennies.

Une récente étude du CEREMA met en lumière les chiffres alarmants sur la montée des eaux, des centaines de milliers de bâtiments risquent d'être impactés d'ici la fin du siècle, représentant des sommes colossales, mais aussi des pertes pour les locaux.

À l'horizon 2050, les côtes françaises en danger face à la montée des eaux

Selon une étude approfondie du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (CEREMA), environ 1046 bâtiments pourraient être menacés par le recul du trait de côte d'ici 2028, représentant un coût estimé à 240 millions d'euros. Les régions les plus touchées par ce phénomène seraient la Manche, la Gironde et la Loire-Atlantique.

Mais c'est le scénario pour 2050 qui est particulièrement inquiétant, avec une prévision d'une montée des eaux d'un mètre, près de 5200 logements et 1400 bureaux et commerces pourraient être impactés. Les zones les plus vulnérables seraient la Vendée, la Manche, le Var, la Corse et la Guadeloupe, toujours selon le CEREMA.

La montée des eaux menace le littoral français d'ici la fin du siècle

Selon les projections, le Pas-de-Calais, le Nord, la Vendée et la Charente-Maritime pourraient être particulièrement touchés, avec près de 50'000 logements directement menacés. Cette montée des eaux progressive pourrait engendrer au total en France la perte de 450'000 logements, représentant un coût estimé à 86 milliards d'euros.

Par ailleurs, l'étude met en évidence la vulnérabilité de multiples infrastructures, avec environ 50'000 locaux d'activité, 1765 km de routes et 243 km de voies ferrées potentiellement impactés. Le ministre de la Transition écologique souligne l'urgence de la situation en indiquant que « l'équivalent d'un terrain de football disparaît chaque semaine dans notre pays sous l'effet de la progression des océans ».

« Il est évident que l'heure n'est plus à la prise de conscience, mais à l'action. Le changement climatique ne fait pas de pause, et les conséquences de la montée des eaux se font déjà sentir. Le temps presse, et chaque semaine qui passe voit disparaître un peu plus de notre littoral » en conclusion, dans le rapport de la CEREMA.

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