Indignation en Girond : projet de construction d'une centrale solaire

Par Nassim Terki Publié le 17/05/2024 à 09:54
Girond Projet Panneaux Solaires

 Horizeo, le projet controversé de la plus grande centrale solaire de France, implantée en Girond, divise entre ambition écologique et craintes environnementales.

Le projet controversé Horizeo vise à allier production d'énergie décarbonée et préservation de la biodiversité, mais soulève également des inquiétudes quant aux risques potentiels et aux impacts sur la forêt environnante.

Horizeo, entre ambitions écologiques et inquiétudes locales

Un projet ambitieux de construction de la plus grande centrale solaire de France, baptisé Horizeo, est en cours à Saucats (Gironde). Engie et Neoen prévoient de construire un parc photovoltaïque de 800 mégawatts sur 680 hectares de forêt, avec 1200 hectares déboisés au total. Cette initiative vise à produire une énergie décarbonée pour environ 500'000 habitants de la région Nouvelle-Aquitaine.

Le projet Horizeo intègre également des actions de sylviculture et de restauration de la biodiversité sur le site. Selon Matthieu Le Grelle, directeur du développement du projet, cette démarche exemplaire contribuera significativement aux objectifs régionaux en matière d'énergie renouvelable. En revanche, Vital Baude, conseiller régional, met en garde contre la destruction des forêts pour sauver le climat, préconisant des projets de taille plus modeste et répandus.

Horizeo s'engage à ne artificialiser qu'un hectare et à replanter deux fois et demi les surfaces défrichées pour compenser l'impact environnemental du projet. Malgré ces mesures, certains habitants expriment leurs inquiétudes concernant les risques de feux dans la forêt. Marlène Coulomb, présidente de l'association Horizon forêt, souligne que « la sécurité de la forêt ne peut être garantie avec l'installation de panneaux photovoltaïques ».

Controverse autour des parcs solaires et de leurs impacts sur l'environnement local

Un récent arrêté de fermeture émis en juillet par la mairie de Sainte-Hélène, dans le Médoc, suite à un nouvel incendie survenu dans un parc photovoltaïque situé à seulement 50 km, a ravivé les craintes quant à la sécurité des projets similaires.

En effet, une série d'incidents, avec une dizaine de départs de feu recensés en quatre ans, a mis en lumière les risques potentiels liés aux moteurs placés sous les panneaux solaires. Marlène Coulomb, présidente de l'association Horizon forêt, se montre déterminée dans son opposition en déclarant : « On fera tout ce qu'il faut pour ne pas que ce projet se fasse ».

Par ailleurs, le sylviculteur Vincent Giraudeau soulève une préoccupation majeure concernant l'exposition de ses arbres en bordure du futur parc solaire aux intempéries. Il exprime ses inquiétudes en expliquant que « Ils se retrouvent immédiatement sans protection en bordure, au premier coup de vent ou à la première tempête, ils vont se retrouver par terre ». Cependant, Horizeo affirme qu'il n'y a pas de risque, affirmant que les arbres en lisière du projet ne seront pas abattus.

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