Environnement

Les terribles conséquences de la pollution atmosphérique sur le cerveau des bébés

On s’en doutait fortement mais c’est maintenant officiellement annoncé dans un rapport de l’Unicef : la pollution est dangereuse pour le cerveau des plus petits. Elle a des conséquences sur l’apprentissage, la mémoire ou encore les capacités motrices de l’enfant…

Un constat alarmant

C’est ce mercredi que les Nations Unies sont sorties du silence pour tirer la sonnette d’alarme. En effet, selon un rapport réalisé par l‘Unicef, la pollution atmosphérique est dangereuse pour le cerveau en développement des bébés. Or, c’est notamment en Asie que les dangers sont les plus présents. Le rapport, intitulé Danger in the Air, a été rendu public le 6 décembre 2017 par l’organisation consacrée à l’amélioration et à la promotion de la condition des enfants.

Parmi les conclusions alarmantes de l’Unicef, on apprend notamment que la pollution a des conséquences directes sur l’apprentissage des enfants, mais aussi sur la mémoire, et sur les capacités motrices et linguistiques. L’auteur de ce rapport, Nicholas Rees, semble prouver qu’il y a un réel lien entre la pollution et les fonctions cérébrales des enfants.

Un lien a été clairement établi par les spécialistes

Les liens entre la pollution de l’air et les maladies respiratoires comme l’asthme ou encore la bronchite ont été prouvés depuis longtemps. Mais il semble que les conséquences soient en réalité bien plus importantes qu’on ne le pensait. Les particules fines semblent en effet pouvoir endommager la barrière hémato-encéphalique des bébés. Ce qui a de graves conséquences sur leur avenir.

En effet, la barrière hémato-encéphalique est une membrane qui protège le cerveau des substances toxiques. Malheureusement, elle n’est pas assez puissante pour le protéger des particules fines liées à la pollution. Ce qui peut accentuer les risques des maladies comme Parkinson et Alzheimer. En outre, les nanoparticules de magnétite, qui sont de plus en plus présentes en ville, possèdent une charge magnétique tellement importante qu’elles peuvent être à l’origine de maladies neurodégénératives.

Grosse inquiétude pour le continent asiatique

C’est le continent asiatique qui est le plus touché par la pollution atmosphérique. En effet, on se souvient tous des images incroyables du smog à New Delhi ou encore à Pékin, villes dans lesquelles vivent 17 millions d’enfants âgés de moins d’un an. Ces derniers sont exposés à des niveaux critiques de pollution. Et c’est malheureusement l’Inde qui arrive en première position, les enfants étant exposés à une pollution six fois supérieure aux plafonds considérés comme acceptables pour la santé humaine.

De quoi s’inquiéter pour l’avenir

Publié le jeudi 7 décembre 2017 à 14:05, modifications jeudi 7 décembre 2017 à 12:23

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